Championnats étrangers Passeur puis buteur contre West Bromwich (3-0), Romelu Lukaku traverse une période faste. Sans doute la meilleure de sa carrière.

"Normalement, il marque à chaque match". Ronald Koeman a le sourire des entraîneurs qui peuvent compter sur des buteurs de premier plan. Contre West Bromwich, le Diable a pris son temps mais il a inscrit son 19e but de la saison.


Une nouvelle réalisation, sa troisième en trois matches, qui lui permet d’établir de nouveaux records. Deux précisément : jamais l’ancien Anderlechtois n’avait autant marqué en championnat sur une saison et jamais un joueur d’Everton n’avait autant fait trembler les filets en Premier League que lui.

Il en a égalé un troisième, celui du nombre de buts inscrits par un Diable en Angleterre, qu’il détient désormais en copropriété avec Christian Benteke qui avait lui aussi marqué 19 fois en 2012/2013. Mais le Liégeois avait eu à l’époque besoin de 34 rencontres contre 27 pour son concurrent en sélection.

Derrière les chiffres se propage une impression : celle que Lukaku n’a peut-être jamais été aussi bon. Aussi complet.

Qualifié "d’incroyable" au même titre que Ross Barkley par Tony Pullis, le Diable ne s’est pas contenté de marquer, il a beaucoup pesé.

À l’origine de l’ouverture du score de Kevin Mirallas, son travail en amont du but de Morgan Schneiderlin est un modèle du genre et illustre tous ses progrès dos au but mais aussi dans la lecture du jeu avec un ballon glissé dans le bon timing vers le Français.

Cette participation dans le jeu a été mise en avant par Koeman : "Ce que nous apprécions, c’est que les attaquants se trouvent dans la meilleure position possible en ce moment et c’est ce qu’il s’est produit sur ce match. Normalement, il est dans ou aux abords de la surface et quand il part à gauche ou à droite, il ouvre des espaces pour les autres."

"Sans le ballon, il travaille très bien, ses efforts pour l’équipe sont précieux. Ses buts sont aussi importants mais il fait plus que marquer", a relevé sur Skysports l’ancien attaquant Niall Quinn qui voit dans le Diable une référence : "On sent qu’il se passe quelque chose à Everton et il est au cœur du projet". Comme jamais il ne l’avait été.

Son 19e but de la saison en Premier League, inscrit de la tête, est venu donner un relief supplémentaire à ses statistiques. Et accréditer l’idée d’une dépendance à son égard, lui qui est impliqué directement dans 51 % des buts des Toffees cette saison, un ratio qu’il n’avait jamais atteint.

"Il est en feu", a résumé sur le plateau de Match of The Day Trevor Sinclair. "Il progresse année après année, c’est un cauchemar pour les défenseurs. Et il ne manque pas d’ambition." Comme celle d’aller toujours plus haut.

© ipm

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