Championnats étrangers

Auteur du mercato le plus excitant de la planète foot (OK, avec le PSG), le Milan AC est prêt à se poser comme principal rival de l'insatiable Juventus.

Leonardo Bonucci, André Silva, Hakan Calhanoglu, Ricardo Rodriguez, Andrea Conti, Lucas Biglia, Franck Kessié, Mateo Musacchio. Non, ce n’est pas la partie du champion d’Italie de Foot Manager, mais bien le mercato opéré par le Milan AC depuis le début de l’été. Une campagne à laquelle on peut ajouter la prolongation de Gianluigi Donnaruma dans les buts, à l’issue d’un psychodrame orchestré par Mino Raiola, l’agent mi-Vito Corleone, mi-pizzaïolo.

Rarement un mercato aura autant fait parler de lui pour les bonnes raisons. Le duo Romagnoli-Paletta est trop léger devant le gardien ? Pas de souci, on lui accole un des meilleurs arrières centraux du monde (tout en déforçant un concurrent) et l’un des piliers de la deuxième meilleure défense d’Espagne (Villarreal). Il faut animer les flancs de façon plus offensive qu’avec De Sciglio et Abate ? Andrea Conti, très à l’aise dans ce domaine à l’Atalanta, et Ricardo Rodriguez (dont la patte folle sur phase arrêtée ne gâche rien) feront l’affaire. S’ajoutent Biglia, un habitué de la Serie A dont la qualité de passe (notamment dans le jeu long, où il est le quatrième meilleur milieu du championnat italien) fait merveille, et des wonderkids en pagaille, parmi lesquels André Silva, l’ex-buteur de Porto, et Calhanoglu, lui aussi doté d’un coup de pied exquis.

Même si le Milan AC rejoint tout doucement les clubs estampillés nouveaux riches suite à son rachat par un groupe chinois, cette campagne agressive semble avoir été mûrement réfléchie : un énorme coup avec Bonucci, de l’expérience, de la jeunesse et tous les postes renforcés pour aider Vincenzo Montella dans sa délicate mission de reconquête. Bref, en suivant une ligne directrice claire, la direction a lancé un signal tout aussi limpide : les galères Mexès-Muntari-Constant, on n’en veut plus !

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