Championnats étrangers Les Turinois ont miraculeusement gagné à Milan et profitent du faux-pas de Naples à Florence.

La Juventus s’est réveillée, sur le tard. Jusqu’à la 87e minute, les hommes de Massimiliano Allegri étaient menés par l’Inter Milan. Et ce malgré l’ouverture du score dès la 13e minute des Bianconeri, couplée à l’expulsion deux minutes plus tard du milieu de terrain nerazzuro Matias Vecino. Mais l’Inter Milan, dans un stade San Siro bouillant, a ensuite pris la mesure, à dix contre onze, de Turinois bien pâles. Les hommes de Massimiliano Allegri semblaient décidés à continuer à se prendre les pieds dans le tapis après leur partage à Crotone et leur défaite à domicile face à Naples.

Un match de football tient parfois à très peu de choses. À la 87e minute, Milan Skriniar remettait les deux équipes à égalité en déviant un centre de Juan Guillermo Cuadrado dans son propre but. Deux minutes plus tard, Gonzalo Higuain plaçait une tête décroisée sur un long coup-franc bien frappé par Paulo Dybala. L’Argentin mettait fin, au passage, à une période de disette de 716 minutes, toutes compétitions confondues.

Ce renversement de situation quasiment miraculeux pourrait avoir une importance capitale en Serie A. "Cela fera une grande différence dans la course au Scudetto. Il est très difficile de gagner à San Siro et les gars ont fait une performance extraordinaire. Nous savons que nous devons gagner tous les matches pour aller chercher le titre", a concédé Massimiliano Allegri après le match.

Toutefois, un faux-pas de la Juventus est désormais autorisé puisque Naples a, contre toute attente, chuté à Florence dimanche.

La Juventus, qui n’était plus habituée, faute de concurrence, à jouer le titre dans le money-time, va néanmoins devoir souffrir jusqu’au bout. "L’équipe est en bonne forme physique et le dernier mois est une épreuve physique et psychologique, car vous n’êtes pas aussi frais qu’au départ et chaque décision ou tacle peut être difficile", a expliqué l’entraîneur de la Juventus après la victoire à Milan.

Reste désormais à savoir où en sont les joueurs sur le plan émotionnel. Car les Bianconeri sont passés par tous les états durant un mois d’avril riche en matches capitaux. De la cruelle désillusion de Madrid, en passant par la frustration face à Naples et la victoire miraculeuse de Milan. Mais il reste trois matches de championnat et autant d’occasions d’avoir des sueurs froides avant de décrocher un septième scudetto consécutif. Dont un déplacement le 13 mai sur le terrain de la Roma. Ça promet !