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Même Hierro ne pouvait pas cacher son admiration pour la star portugaise après le 3-3 de son équipe.

C’est ce qui s’appelle répondre sur le terrain. Après avoir défrayé la chronique en journée suite à l’annonce des médias espagnols, précisant que le joueur du Real Madrid avait accepté une peine de deux ans de prison ferme (qui ne sera toutefois pas appliquée, comme c’est généralement le cas en Espagne en dessous de 24 mois) et le paiement d’une amende de 18,8 millions d’euros au fisc espagnols afin que ce dernier mette fin aux poursuites le visant (il est soupçonné d’évasion fiscale), Cristiano Ronaldo n’a pas tardé à faire parler de lui pour ce qu’il fait de mieux : jouer au football.

Sur la pelouse, il n’a pas semblé perturbé une seule seconde par ces révélations, en se montrant sous son meilleur jour, que ce soit dans son jeu, dans son leadership et, évidemment, à la finition.

À chaud, à l’interview d’après-match, c’est évidemment un Cristiano Ronaldo radieux qui s’est présenté devant les caméras du monde entier. "Vous savez, c’est un travail de longue haleine", a indiqué le quintuple Ballon d’or après son triplé salvateur, sourire aux lèvres. "Je crois en mon travail, je travaille pour ça. Nous avons fait un très bon match, même si l’Espagne a eu la maîtrise du ballon. C’était un bon match pour nous."

Qui s’est terminé par un résultat logique, selon Fernando Santos. "Ce fut une bataille intense entre deux bonnes équipes. Nous avons parfois été meilleurs que l’Espagne et parfois cela a été l’inverse." Mais même lors des moments plus compliqués, les Portugais pu compter sur Ronaldo. "Son attitude est exceptionnelle", soulignait le sélectionneur portugais. "Il est toujours là pour se battre. Il ne lâche jamais rien"

Un peu à l’image d’une équipe espagnole qui est parvenue à revenir au score à deux reprises. "On a dû faire preuve de personnalité pour continuer à croire en nos chances", avouait Fernando Hierro, le coach espagnol (et ancienne icône du… Real Madrid). "Dans l’attitude, nous avons montré beaucoup de belles choses. Mais quand vous avez en face de vous un joueur capable de réaliser ce que Ronaldo a fait, c’est tout de suite plus compliqué."

Mais que celui qui était encore directeur sportif de la Roja il y a deux jours se rassure. L’Iran et le Maroc ne comptent pas de Cristiano Ronaldo dans leur rang. Et si elle parvient à conserver son niveau de jeu lors des deux prochains matches, la Roja devrait être présente en huitièmes de finale sans difficulté. Même après la tempête Lopetegui. Ce serait ce qui s’appelle répondre sur le terrain…