Football

À la 81e minute, le Racing était mené 1-2...

GENK Gonzague Vandooren a dépassé la ligne de fond, il a happé un petit garçon et l'a étreint pendant que ses équipiers, fous de soulagement, se bousculaient pour l'enlacer. Le réserviste du Racing venait d'offrir à son équipe, à l'extrême fin d'une seconde période palpitante, une victoire inespérée. Vrancken avait distillé un long centre de la droite. Gê- né, peut-être, par Teklak qui surveil- lait Ljubojevic, Volders avait mal négocié sa sortie. Vandooren s'était arraché et avait poussé le ballon dans le but (3-2). Les Mouscronnois venaient de boire le calice jusqu'à la lie. Huit minutes auparavant, en effet, sur centre de Cornelis, Toyes et Ljubojevic étaient entrés en contact anodin. À l'indignation - justifiée - des Mouscronnois, M. Bultynck avait accordé un coup de réparation que Cornelis avait converti pour rétablir à la marque une égalité à laquelle le Racing commençait à ne plus croire (2-2).

Pendant une mi-temps, les Mouscronnois n'avaient pas joué : ils s'étaient contentés de tendre un double rideau devant leur gardien.

Patient parce que ce n'était pas la première fois qu'il était confronté à une telle opposition, le Racing ne s'était jamais énervé et encore moins affolé. Il avait évolué constamment dans un camp mais, faute de précision dans le dernier geste, il s'était créé peu d'occasions franches. Le Racing reste redoutable sur les flancs. À la 27e, Ljubojevic avait dévié de la tête un centre de Cornelis : Haroun avait tiré sur les poings de Volders. À la 35e, alors que les Mouscronnois se retrouvaient à dix, Chatelle, très actif, avait enclenché une brève accélération et centré. Haroun avait décroisé de la tête pour Ljubojevic qui, de la tête également, avait ouvert le score (1-0).

Le Racing avait réussi le minimum. Il n'allait pas savourer longtemps son avantage. À la 51e, Mikulic avait propulsé Haroun dans l'axe, sur une voie royale. Seul devant Volders, le médian bruxellois avait galvaudé cette occasion unique. Il allait être instantanément sanctionné. Sur la réaction, en effet, Grondin avait centré de la gauche pour Ba, insuffisamment surveillé (1-1).

L'Excelsior semblait avoir décidé de s'aérer. Il fit beaucoup mieux face à un Genk soudain passif, désarticulé et naïf en défense. À la 62e, Custovic avait lancé Ba en profondeur. Caillet avait manqué son interception, Cornelis surveillait trop mollement le Franco-Sénégalais : ce dernier avait donné l'avantage à son équipe... (1-2).



© La Dernière Heure 2007