Football Pas en pleine forme physique, il doit être celui qui fait la différence face aux Diables.

Les Diables sont tenus en haleine par l’évolution de la forme physique de Vincent Kompany et Thomas Vermaelen, mais le Japon n’est également pas en reste. L’ensemble des suiveurs prie pour que Shinji Kagawa puisse normalement tenir sa place ce lundi soir et donc rythmer l’ensemble du jeu japonais.

Théoriquement, il devrait pouvoir tenir sa place mais sa présence sur le banc, la semaine dernière, lors du match capital face à la Pologne a démontré que la star locale n’était pas au mieux. Une blessure à la cheville ne lui a permis que de disputer un seul match avec Dortmund depuis la mi-février et il est arrivé en Russie à court de compétition.

À bientôt trente ans, le médian offensif est devenu un véritable dieu dans son pays. Il compte plus d’un million de fans sur Twitter, Facebook et Instagram et ne peut pas faire un pas au Japon sans être arrêté. "Je ressentais déjà beaucoup de pression lorsque je jouais à Manchester United, mais elle est encore plus importante en équipe nationale. Cela signifie que je porte mon pays sur les épaules. En Angleterre, ce n’était pas un poids mais au Japon, tout est démesuré et un petit détail peut devenir une affaire d’État. Les réactions sont excessives."

Shinji Kagawa a d’autant plus de mal à gérer cette ferveur qu’elle ne correspond absolument pas à sa nature. Sur le terrain, il est un leader technique mais dans le vestiaire, il est davantage discret. Jamais, il ne tapera du poing sur la table pour réveiller ses équipiers. Il préfère laisser ce rôle à d’autres.

Cette discrétion ne l’a pas empêché de signer de nombreux contrats de sponsoring (près de dix différents) et de tourner une publicité qui avait fait beaucoup parler car elle racontait sa vie, de ses premiers pas jusqu’à ses heures de gloire à Manchester United et Dortmund. Une vie qui l’a fait signer à Barcelone dès son plus jeune âge, mais au FC Miyagi Barcelona, un club tout près de sa ville natale, Kobe.

Aujourd’hui, cette Coupe du Monde pourrait être sa dernière, lui qui approche tout doucement de ses trente ans. C’est donc le dernier lien avec son pays qui pourrait se casser car terminer sa carrière au Japon ne semble pas être une priorité. "Jouer en Europe, c’est un rêve qui est devenu réalité. C’est toujours bien de vivre au même endroit que ses proches mais les ambitions d’un footballeur sont ailleurs. Elles sont en Europe."