Football En concurrence avec Matz Sels pour le poste de troisième gardien, le joueur de Wolfsbourg avance des arguments de poids pour partir en Russie.

Malgré une saison difficile sur le plan collectif où son club, Wolfsbourg, a lutté jusqu’à deux rencontres de barrage pour assurer son maintien en Bundesliga , Koen Casteels a certainement livré la meilleure saison de sa carrière. "C’est la première saison complète pendant laquelle je suis le numéro un incontesté , explique l’intéressé. C’est ma meilleure saison."

Ce qui, sauf surprise, devrait lui permettre de prendre le dessus sur l’Anderlechtois Matz Sels pour le poste de troisième gardien des Diables Rouges et participer à la Coupe du Monde en Russie. Ce qui ferait oublier au gardien de bientôt 26 ans (il est né le 25 juin 1992) la déception de 2014 où une fracture au tibia l’avait écarté du groupe des 23 de Marc Wilmots pour le Brésil. "Ce serait bien quatre ans après avoir raté le Brésil à cause de cette blessure."

Sa bonne saison à Wolfsbourg, où il est encore sous contrat jusqu’en 2021, n’est pas passée inaperçue et certaines rumeurs parlent même d’un intérêt d’Arsenal.

"Officiellement, je ne suis au courant de rien, a expliqué la semaine dernière Koen Casteels. Mais c’est encore tôt. Ce n’est que dans quelques semaines qu’on saura si quelque chose se prépare pour moi. Je ne veux pas spécialement partir de mon club car je me sens bien à Wolfsbourg. Mais quelque chose doit changer. Je ne veux pas lutter une troisième saison consécutive contre la relégation. Je préférerais me battre pour décrocher un ticket européen. Mais pour que cela arrive, il faudra connaître des améliorations. Nous avons maintenant un nouveau directeur sportif, Jörg Schmadtke. Il y aura sans doute dans un futur proche des conversations sur la façon dont il voit les choses."

On l’a compris, Koen Casteels ne veut pas spécialement quitter Wolfsbourg mais il aimerait connaître une saison 2018-2019 moins stressante, sans lutter pour le maintien. Ce que pourrait lui promettre son club actuel qui compte investir pour renforcer qualitativement son noyau.

"Ma direction doit tirer les leçons des derniers mois. Cinq entraîneurs en deux saisons, deux directeurs sportifs : il y avait trop peu de stabilité. Chaque fois que nous avions maîtrisé la méthode de travail d’un entraîneur, il a volé dehors. Ce n’était pas facile."

Malgré une saison tumultueuse partagée entre l’envie de se montrer pour décrocher son ticket pour la Coupe du Monde et la situation précaire de Wolfsbourg, l’ancien gardien de Genk, qui a détourné trois penalties en championnat dont un de Robben, est demeuré serein.

"Les journaux, les programmes sportifs : j’évite tout cela. En dehors des entraînements et des matches, je préfère jouer au golf ou me promener. L’objectif est de rester loin du football. Ce qui m’a permis de rester bien calme."

Et si ses partenaires Divock Origi et Landry Dimata ont vu le train de la Coupe du Monde leur passer sous le nez, Koen Casteels est parvenu à se mettre régulièrement en évidence.

"J’ai eu du travail pour me montrer et finalement mon équipe n’est pas descendue. J’ai évolué à un niveau très régulier, j’ai fait des sauvetages et je n’ai commis aucune erreur qui a amené des buts."

Quatre ans après avoir loupé le Mondial brésilien sur blessure et deux ans après avoir vu Marc Wilmots choisir Jean-François Gillet pour l’Euro 2016, Koen Casteels croise les doigts pour enfin participer à un grand tournoi avec les Diables. Ce qui serait logique vu sa saison…