Football Le gaucher est la grosse déception du premier tour. Boussoufa le suit...

BRUXELLES Au sommet de la liste des joueurs qui n’ont pas répondu à l’attente, on retrouve les deux transferts les plus chers du marché belge, effectués cet été, de Koen Daerden et de Mbark Boussoufa.

Koen Daerden : transféré de Genk au Club Bruges cet été pour la somme record de quatre millions d’euros, le fils de Jos a tellement peu convaincu qu’il fut relégué au statut de réserviste avant de revenir en grâce, au Cercle, où il n’éleva pas son niveau.

“Je ne suis pas spécialement étonné de ce temps d’adaptation dont il a besoin “, témoigne Thomas Chatelle qui l’a côtoyé à Genk. “Vu l’ampleur de son transfert, les attentes étaient énormes. Mbark Boussoufa en sait quelque chose. On peut ajouter, comme circonstances atténuantes, la blessure dont il fut victime au second tour de la saison dernière, avec un creux obligé par après, le pépin physique de cette saison et le fait que l’équipe au sein de laquelle il doit prester n’est pas en totale confiance. Mais ce dont je suis certain, c’est qu’il est mentalement suffisamment fort pour passer à travers. Je m’attends à ce qu’il monte en puissance et retrouve progressivement son niveau de Genk, voir le dépasse.”

Malgré cinq assists et trois buts (un en Uefa, deux en championnat mais tous avant la fin août), il incarne la déception principale du premier tour de la compétition. Ce n’est pas le seul Brugeois dont on attendait monts et merveilles et qui n’a pas atteint le niveau attendu. Ibrahim Salou, par exemple, n’a pas encore justifié sa flatteuse réputation...

Mbark Boussoufa : arrivé avec des statistiques gantoises impressionnantes (9 buts, 17 assists), l’artiste marocain n’imprime pas sa marque sur le jeu anderlechtois comme on était en droit de l’espérer en début de saison. Temps d’adaptation ? Position différente ? Trois matches par semaine ? Les explications peuvent être nombreuses mais le constat est là. D’autres Mauves ont déçu, à commencer par Jelle Van Damme et Anthony Vanden Borre. Ce dernier donne même l’impression de régresser.

Jurgen Cavens : il porte sur lui de nombreux espoirs depuis qu’il a offert la Coupe de Belgique au Lierse, pratiquement à lui tout seul. Depuis, il ne retrouve qu’épisodiquement ses meilleures sensations. Aligné tout le premier tour, son compteur-but est toujours bloqué à la case départ. Pour se rattraper, il a délivré… trois assists. Heureusement que Sterchele est là pour combler les manquements offensifs du GB.

Les autres : en capitaine exemplaire qu’il a toujours été jusqu’à présent, on attendait beaucoup de Steve Dugardein dans l’entrejeu mouscronnois. Icône hurlue, il n’abat plus le même travail et ne présente plus la même régularité qu’auparavant. Chargé d’assumer la difficile succession de Bertrand Laquait, Patrice Luzi n’a pas plus convaincu jusqu’à présent qu’il ne l’avait fait à Mouscron précedemment. On attendait de Moussa Sanogo qu’il devienne le buteur du Brussels et de Daniel Wansi qu’il soit celui de Mons. On est très loin du compte. Rogerio Matias est également arrivé à Sclessin avec une flatteuse réputation, celle d’un international portugais. Il n’en a pas montré le niveau.