Football

Un but dans les derniers instants de la partie permets aux Espagnols de passer devant au classement.

Malgré une partage 2-2 acquis dans la douleur face au Maroc lundi soir à Kaliningrad, l'Espagne a obtenu son ticket pour les huitièmes de finale du Mondial. Les Espagnols terminent à la première place du groupe A à égalité avec le Portugal mais avec plus de buts marqués et affronteront donc la Russie au prochain tour, le 1er juillet à Moscou. Le Maroc (1 point) reste dernier derrière l'Iran (4 points) mais quitte le Mondial la tête haute.

Battus de justesse par l'Iran et le Portugal, les Nord-Africains ont en effet été une nouvelle fois à la hauteur de l'évènement.

Malgré la possession espagnole, ce sont eux qui ont trouvé l'ouverture en premier à la 14e minute grâce à Khalid Boutaib, auteur d'une belle chevauchée après une mésentente entre Ramos et Iniesta.

La Roja n'a pas perdu de temps pour égaliser et a fait 1-1 grâce à Isco cinq minutes plus tard au terme d'une belle action chorale (19e).

L'équipe de Fernando Hierro a continué de faire le jeu en deuxième période mais n'a jamais inquiété sérieusement le but de Munir si ce n'est sur un coup de tête d'Isco, sauvé sur la ligne par Saiss (62e). Le Maroc s'est lui montré plus menaçant lors de ses rares offensives. Il a d'abord tapé l'équerre sur une frappe surpuissante d'Amrabat (55e) puis trouvé le but du 1-2 sur une tête de Youssef En Nesyri (81e). Dans les arrêts de jeu, Iago Aspas a finalement permis à l'Espagne de s'en sortir d'une jolie talonnade (90e+3).


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"On doit s'améliorer et faire l'autocritique nécessaire", reconnaît Hierro

L'Espagne n'a pu faire mieux qu'un partage 2-2 arraché dans les dernières minutes contre le Maroc, lundi, à Kaliningrad. La 'Roja' termine néanmoins première de son groupe. "On doit s'améliorer, faire l'autocritique nécessaire parce que 5 buts (encaissés) en 3 matches, ça ne marche pas comme ça", a résumé le sélectionneur Fernando Hierro.

"Nous avons dit hier que nous allions nous heurter à des difficultés contre le Maroc, que c'était une très bonne sélection, qu'ils avaient perdu deux match 1-0 alors qu'il méritaient de faire mieux. C'était un rival dangereux comme on l'a vu", a expliqué Hierro à propos du match de lundi.

"Malgré toutes les difficultés, on est quand même premier du groupe. On doit s'améliorer, faire l'autocritique nécessaire parce que 5 buts (encaissés) en 3 matchs, ça ne marche pas comme ça (pour aller au bout). Les garçons doivent comprendre la réalité. Nous avions très bien commencé ce match, on a commis une erreur, puis on a très bien réagi. Nous avons terminé premiers, c'était l'objectif. On y est arrivé, maintenant il faut être exigeant avec nous mêmes parce qu'on va pas nous faire de cadeaux."

L'Espagne affrontera à présent la Russie, pays organisateur. "On va devoir rivaliser avec tous les supporters locaux, mais de toute façon un match se perd ou se gagne sur le terrain, pas en dehors. Nous avons des joueurs habitués à jouer dans ce genre d'ambiance. On a vu les trois matchs de la Russie. Nous savons que cela va être un adversaire difficile. Mais si on veut poursuivre notre lancée, on n'a pas le choix. Maintenant on sait comment ça fonctionne: ou on gagne ou on rentre et on fait les valises. On verra le 1er juillet à 16h00 (heure belge), si on a la chance du champion ou pas."

Renard "ne conteste pas la VAR" mais pointe une possible "énorme erreur d'arbitrage"

Le sélectionneur du Maroc Hervé Renard, passé tout près d'un exploit face à l'Espagne (2-2), n'a pas "contesté" le but espagnol égalisateur validé par l'assistance vidéo (VAR) mais a pointé une possible "énorme erreur d'arbitrage" sur le corner à l'origine de l'action, lundi à Kaliningrad.

"La seule question que je voudrais poser, c'est que sur le 2e but égalisateur, le ballon est sorti d'un côté. Donc on attend le corner d'un côté, mais il est joué de l'autre. Est ce que c'est autorisé ? Sincèrement, je ne peux pas vous dire. Si cela ne l'est pas, c'est une énorme erreur d'arbitrage", a fustigé Renard, après la rencontre.

"Il n'y a pas hors-jeu sur le but (de Iago Aspas à la 90e minute) parce qu'on a revu à la vidéo. Il n'y a pas à contester ça. Simplement, est-ce qu'on a droit de jouer un corner de l'autre côté où la balle est sortie, c'est la grande question. Je suis allé à la porte des arbitres (à la fin du match). La porte est restée fermée", a-t-il ajouté, concédant que "c'est un métier difficile d'arbitrer".

Le Maroc, déjà éliminé du Mondial-2018, menait 2-1 jusqu'à la 90e minute, jusqu'à un but de Iago Aspas, validé par la VAR. Contre le Portugal (défaite 1-0), le technicien français s'était déjà plaint d'une "injustice" arbitrale, se plaignant de n'avoir pas bénéficié du dispositif vidéo.

"Il faut se concentrer maintenant sur l'essentiel, c'est-à-dire le résultat. Bien sûr, on aurait aimé battre l'Espagne parce qu'on était venu pour ça. On a souffert comme toutes les équipes qui affrontent l'Espagne. Quand on regarde la composition, c'est un mix du Barça et du Real Madrid donc il faut féliciter les joueurs, tout le monde pour cette Coupe du monde", a-t-il déclaré.

"Il a manqué un peu d'expérience. Mais on a montré contre le Portugal et l'Espagne, deux des meilleures équipes, qu'on pouvait être à la hauteur. On sortira la tête haute, très haute même, avec beaucoup de fierté", a ajouté le technicien français.

Eliminé dès le 1er tour, le Maroc n'avait plus disputé de Coupe du monde depuis 1998.