L'Italie gagne sa place en quarts (2-0)

AFP Publié le - Mis à jour le

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Balotelli a doublé la marque dans les arrêts de jeu. Cassano avait ouvert le score peu après la demi-heure de jeu

POZNAN Les deux Antonio, Cassano et Di Natale, ont offert la qualification à l'Italie contre l'Eire (2-0) au terme d'un match percutant où le premier a marqué un but, et le second des points dans son duel avec Mario Balotelli, qu'il remplaçait lundi à Poznan.

Cesare Prandelli tient peut-être enfin son duo offensif. Le dribbleur milanais, Cassano, et l'avaleur d'espace, "Toto", ont porté l'Italie vers les quarts de finale.

A partir de la 28e minute, ils se sont réveillés, après un départ diesel. A cet instant, "Fantantonio" a trouvé pour la première fois son partenaire dans une bonne position. Il a été contré, mais les ennuis des Irlandais ont commencé.

Le buteur de l'Udinese, 80 buts en trois saison en Serie A, a dès lors facilement trouvé les espaces. Sur un bon service de Federico Balzaretti (31), puis après un bon crochet (33) et, dans la minute suivante, il a vu Sean St Ledger contrer sur la ligne une de ses frappes à angle fermé.

Toto trouvait les décalages, Cassano retrouvait la confiance, et une de ses frappes mal négociée par Shay Given allait donner le corner décisif.
En seconde période, ils ont continué à combiner, Cassano cherchant Di Natale, toujours dangereux (47, 54).

Prandelli a ensuite fait souffler Cassano, qu'il n'estime "qu'à 70%" depuis son retour d'un malaise cardiaque qui lui a gâché la saison. Il l'a remplacé à la 62e par le débutant Alessandro Diamanti (2e sélection), puis a relayé Toto, 34 ans, par Balotelli.

Il s'agissait de ne pas décourager "Super Mario", titulaire peu convaincant lors des deux premiers matches. Bien joué: le buteur de Manchester City a réussi son deuxième but en onze sélections! Prandelli peut compter sur ses trois attaquants.

En marquant de la tête, ce qui n'est guère sa spécialité, Fantantonio a aussi chassé de nombreux fantômes. Il est bien au niveau, après avoir eu peur pour sa carrière et sa santé, il s'est un peu fait pardonner ses propos malheureux sur les "pédés", et il a effacé le cauchemar de l'Euro-2004, où son but à la dernière seconde contre la Bulgarie (2-1) n'avait pas permis à l'Italie de se qualifier, écartée par le 2-2 entre Suède et Danemark.

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