Football Le joueur de Tottenham doit sauver la Corée du Sud

Au Portugal, il y a Cristiano Ronaldo. En Égypte, il y a Mohamed Salah. En Corée du Sud, c’est à Son Heung-min que reviennent les clefs de l’équipe nationale. Mais la pression sur ses épaules est gigantesque. Car l’ailier de Tottenham semble plus que jamais le seul à pouvoir sauver le Mondial des Coréens.

Après la défaite face à la Suède (1-0), la Corée du Sud est dos au mur. Un partage contre le Mexique est indispensable pour éviter l’élimination dès ce samedi mais une victoire paraît plus que nécessaire. Pour arracher la qualification dans ce groupe F, l’un des plus compliqués du tournoi, la sélection de Shin Tae-Young devrait ensuite battre l’Allemagne.

Il faudrait donc un vrai miracle pour enchaîner ces deux exploits. Cela passera inévitablement par des performances de classe mondiale de Son Heung-min. Ce qu’il n’est pas parvenu à faire contre la Suède lundi. "Je suis déçu de ma performance. Je suis vraiment désolé pour mes coéquipiers parce que c’est de ma faute si nous ne marquons pas. Parce que je dois prendre les responsabilités du groupe."

Reste à pouvoir gérer la pression. Sous la vareuse de Tottenham, le joueur de 25 ans se fond dans un collectif avec d’autres stars comme Harry Kane, Dele Alli ou Mousa Dembelé. En équipe nationale, la situation est bien différente. Son est largement au-dessus du lot d’une génération qui ne compte que cinq joueurs évoluant en Europe (Sung-young Ki à Swansea, Ja-cheol Ko à Augsburg, Seung-woo Lee à Hellas Verone et Hee-chan Wang à Salzbourg).

Du haut de ses 69 sélections, Son doit guider tout un pays avec un statut de superstar coréenne. Joueur asiatique le plus cher de l’histoire (acheté 30 millions par Tottenham en 2015) et véritablement vénéré dans son pays, il devra faire parler sa vitesse, son dribble, ses appels tranchants, sa percussion et surtout sa finition pour surprendre l’excellente défense mexicaine à Rostov.

S. Ha.