Football

Les débuts de l'assistance vidéo (VAR) sont difficiles et des améliorations sont nécessaires, reconnaît l'International Football Association Board (IFAB), l'instance garante des lois du jeu du football, qu'elle détermine et fait évoluer, par la voix de son secrétaire Lukas Brud, cité jeudi par le magazine allemand Kicker.

Le principal problème partagé par tous les pays qui testent la VAR, reconnaît M. Brud, "c'est que l'on ne sait pas encore très bien quand l'arbitre assistant doit intervenir".

"C'est actuellement la grande difficulté en matière de VAR", dit-il, "nous essayons quelque chose de totalement nouveau, et donc comme aucun arbitre ne veut commettre une erreur, ils préfèrent consulter l'assistant vidéo plutôt une fois de plus qu'une fois de moins. Nous devons aussi travailler sur l'harmonisation internationale, c'est une question de formation et d'expérience".

En Allemagne, l'un des pays où la VAR est utilisée en championnat, comme dans certains matches en Belgique, les polémiques sont nombreuses, même si l'opinion la plus répandue est que le système doit être amélioré, et non abandonné.

Un des problèmes vient du fait que les spectateurs dans le stade ne comprennent absolument pas certaines décisions, faute d'avoir accès aux images de contrôle. "Nous avons autorisé un léger changement de cap dans ce domaine", admet M. Brud, en permettant la diffusion sur les écrans du stade des scènes controversées.

"L'IFAB", estime Kicker, "ne publie pas encore de bilan officiel, mais il est clair que la phase de tests va se poursuivre, malgré les critiques ouvertes, particulièrement virulentes en Allemagne."