Football Massimo Busacca, directeur de l’arbitrage à la Fifa, a fait un plaidoyer pour le VAR.

"Moi, je ne veux pas qu’une Coupe du Monde se décide sur une bonne décision du VAR. Je préfère que l’arbitre n’en ait pas besoin."

Massimo Busacca, directeur de l’arbitrage à la Fifa, l’a dit et répété : "L’arbitre ne doit pas penser qu’il a la technologie. Il doit décider. Le VAR est une aide, un soutien pour diminuer le nombre d’erreurs."

L’ancien grand arbitre suisse a tenu à mettre les points sur les "i" quant aux récentes questions posées au sujet du VAR. Il a botté en touche concernant les cas du Topper disant juste qu’un "hors-jeu de 3 centimètres est difficile à juger surtout si la ligne doit être prise au niveau de l’épaule. S’il est difficile de trancher sur les images, il n’y a pas d’erreur claire donc pas d’intervention du VAR."

Le Suisse est bien conscient que tout n’est pas parfait dans la mise en place du système d’assistance vidéo mais continue à plaider sa cause.

"Le but n’est pas d’arriver à une justesse de 100 %. C’est impossible. Mais les récentes statistiques montrent que le nombre de clear errors non sifflées n’est plus que de 1 % avec le VAR alors qu’il est de plus de 5 % sans. Il ne peut y avoir de scandale que sur ce pour cent."

D’autres chiffres, analysés par la KUL sur 598 rencontres, prouvent l’utilité du VAR. "Il y a cinq contrôles par match et une correction tous les trois matches. L’influence sur le match est donc minime. Même au niveau du timing qui fait débat. Un match sans intervention du VAR mais avec des contrôles voit 27 secondes perdues pour ces contrôles. S’il y a une analyse vidéo et/ou un changement de décision, c’est 78 secondes. Rien quand on sait qu’on ne joue que 57 minutes sur 90."

La zone grise fait encore débat. Chose que Busacca veut voir stopper. "Car même sans VAR on débat, donc il n’y a pas de différence. L’arbitre a juste un outil en plus pour l’aider, pas pour se substituer à lui."