Football

Partis de Belgique vendredi, trois Belges, membres de StoryMe, une agence de vidéo, ont raconté leur voyage en photos et videos via les réseaux sociaux.

Il est 20h30 à Saint-Petersbourg. Les Diables rouges s'apprêtent à disputer le match le plus important de leur histoire, après celui de vendredi dernier, face au terrifiant Brésil.
"On est fatigué mais excités par le match!", souffle Thomas, le sourire aux lèvres, entouré de ses deux collègue chez StoryMe, une agence belge de vidéo.

Vincent Lefevere, qui vit à Bruxelles, Elisabeth Puglia, anversoise d'origine Belgo-italienne et Thomas Vangeel, belgo-brésilien qui vit à Bruxelles seront bien dans le stade. Ils sont arrivés ce matin dans la Venise du Nord après un périple de près de 3.000 kilomètres (en comptant les détours), à travers 7 pays. Particularité : ces trois supporters des Diables ont effectué l'entièreté du voyage… en auto-stop !

Comment une idée si inattendue a-t-elle pu germer dans leur esprit ?

Avant la rencontre, les différents membres de StoryMe se réunissent : comment marquer le coup ? Au cours d'un brainstroming qui épouse les scénarios les plus fous, une idée émerge : partir en auto-stop supporter les Diables rouges en Russie.

L'idée séduit pas moins de 25 employers de StoryMe. Trois seront finalement sélectionnés pour ce voyage peu académique. La confiance de l'équipe est telle qu'ils prennent la route dès... le vendredi matin. "On a regardé le match contre le Brésil dans un bar à Eindhoven aux Pays-Bas", précise Élisabeth. "C'était stressant, on ne savait pas si on allait gagner. Mais on y croyait !"

«Ils y croyaient tellement qu'ils sont partis de Gand le matin de match, sans connaître le résultat », sourit Lorenzo Bown, CEO de StoryMe qui a rejoint (en avion) son équipe ce mercredi au stade. L'histoire de ce Gantois de 31 ans, parfait bilingue, a des accents de succes story à la belge. Il y a 4 ans, il lance son entreprise avec un concept clair : réaliser de courtes vidéos pour les entreprises et leur proposer une stratégie pour les diffuser. Le succès est fulgurant. Présente à Gand, Bruxelles, Londres, Sofia et Amsterdam, Storyme emploie désormais 85 personnes. Et adopte des stratégies audacieuses pour faire parler d'elle. « Faire le buzz et des trucs de dingues, c'est notre ADN ! La vie ce n'est pas que le travail... Ce type d'expériences, c'est une sorte de MBA de la vie ! On est jeunes. Dans 20 ans, on est peut-être morts ! Alors, il faut partir à l'aventure », reprend Lorenzo. On avait seulement besoin de 4 tickets pour le match. ING a accepté de se joindre au projet pour les financer. Ils ont été séduits par le côté Rock-and-Roll de notre voyage. Et McAlson (marque de boxer shorts) nous a aidés à trouver de chouettes challenges pour notre équipe en route!»


Outre l'envie de donner un coup de projecteur sur son entreprise, le CEO de Lorenzo confesse une arrière-pensée : séduire les jeunes un peu fous qui possèdent un talent créatif, et les intégrer à son entreprise.

Leur aventure, ces trois autostopeurs l'ont fait partager sur Facebook et Instagram.

"Même à moitié brésilien, j'étais pour les Diables contre le Bresil. Il y avait une telle ambiance durant le match", nous assure Thomas. "Il y a aussi eu des moments plus compliqués. Des Polonais nous ont pris en stop. Après un certain temps, ils avaient tellement bu qu'ils se sont montres très agressifs. Ils voulaient nous soutirer de l'argent. Au final, ils nous ont déposé dans une station essence. Même si on gagne, on ne revient pas en stop ! "

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