Football Avec neuf rouges en championnat, le club se rapproche des quatorze de Charleroi en 2009-2010

C’en est devenu une telle habitude que les joueurs ont à peine été perturbés par la sortie prématurée de Konstantinos Laifis sur la pelouse de Charleroi. Dimanche dernier, le défenseur chypriote a reçu la neuvième carte rouge du Standard en championnat et conforté la première place du club dans ce classement bien spécifique. "Ce n’est pas évident quand cela arrive autant de fois sur une saison mais on doit bien s’adapter", dit Guillermo Ochoa.

À ce petit jeu, les Principautaires sont bien plus efficaces que tous leurs concurrents pour la sixième place. Genk et Courtrai en ont reçu trois fois moins, alors que l’Antwerp, pourtant réputé pour son jeu physique, plafonne avec deux exclusions. Le Standard 2017-2018 va essayer de ne pas entrer dans l’histoire en égalant les onze exclus de la campagne 1997-1998. Ou, pire, les quatorze rouges de Charleroi en 2009-2010, record belge depuis l’arrivée du football professionnel.

Il ne faut voir aucun complot derrière ces chiffres, même si certains cartons ont paru exagérés, comme les deux reçus par Edmilson Junior contre Ostende et à Zulte Waregem. Le droitier n’est pas le seul élément offensif à avoir été puni par les hommes en noir car Orlando Sa (rattrapé par la vidéo à Saint-Trond) et Carlinhos (pour un petit coup sur Tom De Sutter) ont également été durement réprimandés.

Le plus surprenant, finalement, c’est que le Standard s’en sort souvent bien à dix contre onze, comme ce fut encore le cas à Charleroi. Ils sont parfois parvenus à conserver leur avance au score (Courtrai) et d’autres fois à trouver les ressources pour passer devant (Lokeren, Mouscron). "Au Mambourg, nous sommes quand même parvenus à marquer un but en infériorité numérique et c’est le plus important", dit Razvan Marin. "Mais bon, je n’irais pas jusqu’à dire que nous sommes plus forts quand nous perdons un joueur, mais nous avons la force de nous battre jusqu’à la dernière seconde, quelles que soient les circonstances. Nous avons une bonne mentalité."