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Le conseil d’administration a entériné cette décision hier soir


BRUXELLES Finalement, on est arrivé là où tout le monde le supputait depuis des semaines : le White Star a été placé en liquidation, selon la décision prise hier soir par le conseil d’administration, formé par tous ces membres. Si cela a traîné autant, c’est parce que le président, Michel Farin, a multiplié les contacts pour trouver l’oiseau rare, le repreneur qui allait relancer son White Star. Finalement, au sortir d’un nouveau week-end infructueux, l’homme fort du stade Fallon a dû se rendre à l’évidence et se ranger à l’avis de ses trois collègues du conseil d’administration qui, eux, prônaient cette solution depuis belle lurette.

“Il faut reconnaître, je pense, que le White Star n’est pas attrayant puisque je n’ai pas trouvé de partenaire sérieux et digne de ce nom”, entame le président. “Cela fait maintenant trois mois que je passe mes journées et parfois même mes nuits pour sortir de l’impasse, mais, là, je suis au bout du rouleau.”

Pour arriver à cette extrémité-là, on aurait pu la décider plus tôt, sans prendre les joueurs et le staff technique en otages, s’entendra souvent dire Michel Farin dans les prochains jours. “Je rappelle qu’en date du 7 janvier, nous avons signé un contrat de trois ans avec le holding ODC de Bernard Dereine, que nous y avons tous cru pendant des semaines avant de devoir admettre que toute cette affaire était une supercherie. Si j’ai encore attendu ensuite, c’était pour trouver une dernière chance de survie.”

Quel est l’avenir immédiat du club ? “Le conseil d’administration a chargé son avocat de trouver un liquidateur qui prendra toutes les décisions qui s’imposent. Les joueurs devraient être libérés, mais j’espère pouvoir terminer la saison avec ceux qui voudront bien rester et on complétera l’équipe avec des jeunes. S’il faut repartir en D3 ou en promotion, on le fera.”

Selon les règlements de l’Union belge, on pourrait retrouver le White Star en D3 l’an prochain, sous une autre asbl, comme le fait Tirlemont cette année, qui jouera en promotion en 2013-2014. À moins qu’un repreneur se manifeste et qu’il convainc le liquidateur du bien-fondé de sa démarche. Rien n’est infaisable à partir du moment où ce n’est pas une faillite…


© La Dernière Heure 2013