Football À 43 ans, Tom Saintfiet a dirigé huit équipes nationales différentes et travaillé dans plus de 15 pays.

"Une personne qui parcourt le monde."

La définition assez simple d’un globe-trotter colle parfaitement à la peau de notre compatriote, Tom Saintfiet, qui, à 43 ans, s’appuie sur un CV déjà très impressionnant par sa longueur. L’Anversois a travaillé dans plus de 15 pays différents et dirigé huit équipes nationales (Namibie, Zimbabwe, Éthiopie, Yémen, Malawi, Togo, Bangladesh et Trinité-et-Tobago) avec lesquelles il totalise 50 matches officiels reconnus par la Fifa.

"J’ai toujours rêvé de devenir un entraîneur professionnel", explique Tom Saintfiet qui termina sa carrière de joueur aux îles Féroé. "Le plus haut niveau auquel j’ai évolué en Belgique, c’est en D3, avec le Stade Louvain. J’ai vite compris que je n’allais pas faire carrière. À 23 ans, j’ai entamé les études pour devenir entraîneur mais aussi psychologue du sport. À 24 ans, je possédais déjà mon diplôme Uefa B et deux ans plus tard le Uefa A. Le problème, c’est qu’en Belgique, on ne fait pas trop confiance aux jeunes sans une grande carrière de joueur. Sauf maintenant en Wallonie où des entraîneurs comme Felice Mazzù, à Charleroi, et Yannick Ferrera, au Standard avant de rejoindre Malines, ont reçu des possibilités malgré leur petite carrière de joueur. En Flandre, on demeure très conservateur, on veut des noms. C’est pour cela que j’ai dû faire ma carrière à l’étranger. Je me suis proposé à des clubs comme Roulers, le Cercle Bruges, Beveren, Saint-Trond ou Courtrai. Mais à chaque fois des personnes, parfois même sans diplôme, sont passées devant moi. Si on me propose un bon poste à un bon niveau en Belgique, je reviens directement. Si je suis à l’étranger, c’est parce que là, je peux y exercer ma passion."