Football Anthony Limbombe a rejoint Carrasco et Origi en Diables, huit ans après les avoir côtoyés à Genk.

Au premier jour des Diables Rouges à Tubize, tous les regards étaient fixés sur le Brugeois Anthony Limbombe, le petit nouveau dans la sélection. À Genk, il était encore un gamin timide qui n’avait pas grand-chose à raconter. Mais Limbombe est devenu un adulte qui sait ce qu’il veut. Voici sa première interview en tant qu’international A.

Anthony, quel était votre sentiment en arrivant à Tubize ?

"Je suis super content et fier d’être Diable Rouge. Et j’ai hâte de montrer ce que je vaux. Je suis excité, mais je n’ai pas peur."

Vous avez déjà 23 ans. Les joueurs que vous côtoyiez à Genk - comme Origi et Carrasco - sont déjà depuis longtemps en Diables. Alors que vous n’avez plus été international depuis les U19.

"C’est vrai. Cela ne s’est pas passé comme il le fallait à Genk (NdlR : Il a joué 15 matches en 4 saisons et a inscrit deux buts) . J’ai peut-être joué trop vite en équipe A. Physiquement, je n’étais pas prêt. J’avais les capacités techniques, mais mon corps n’était adapté. Et dans ma tête, je n’étais pas encore mature. Mais les choses se sont déroulées ainsi. Chacun a son propre parcours. Eux, ils sont déjà au top. Moi, je suis en route. Je crois que ce dernier pas, je vais le franchir."

Vous avez déjà vu vos potes, ici ?

"Oui, c’était comme avant. J’étais à l’école avec Yannick et Divock. Cela fait plaisir de les revoir. Et Jordan Lukaku, je le connais bien aussi."

Avez-vous reçu des félicitations de Genk ?

"De mon père adoptif, Willy Mraz."

Via le Lierse, vous avez cartonné à NEC, aux Pays-Bas. Puis, Michel Preud’homme vous a transféré à Bruges.

"Je dois remercier Preud’homme d’avoir cru en moi. Mais finalement, c’est moi qui ai saisi ma chance."

Le début de saison n’était pas simple, sous Leko.

"Le coach comptait sur d’autres joueurs. Puis, j’ai eu un bon entretien avec Vincent et Bart (NdlR : Mannaert et Verhaeghe) . Ils ont fait de leur mieux pour moi. Et j’ai fait la même chose pour le Club. Tout est rentré en ordre. Je dois aussi remercier Leko."

N’avez-vous pas resigné deux semaines trop tard ? Grâce à cette sélection, vous auriez pu doubler votre salaire.

"Peut-être oui, peut-être non. (rires) Je suis très content à Bruges. Mais je veux progresser. J’aurai 24 ans, cet été. Si j’ai l’occasion, j’envisagerai un transfert."

Une Coupe du Monde pourrait vous aider.

"C‘est vrai qu’elle peut ouvrir des portes."

Croyez-vous recevoir du temps de jeu contre l’Arabie saoudite ?

"C’est au coach de décider. Mais je l’espère. Je devrai me battre pour ma place. Si je décroche un ticket pour la Russie, ce serait un bonus. Mon avantage est que le système en équipe nationale - le 3-5-2 - est le même qu’à Bruges. Je crois que j’ai le niveau. Mais il faudra que je m’adapte."

Qui est votre grand exemple ?

"Mon préféré est évidemment Ronaldo."

Donc, vous êtes fan du Real?

" (Sans sourire) Non, de Barcelone."

Parlons de vos frères. Il paraît que le plus jeune - Bryan, qui a 16 ans - est le meilleur.

"Normalement, oui. Il est un mélange de Stallone - qui joue à l’Antwerp - et de moi. Moi, j’ai plus la technique. Stallone est plus puissant que moi."

Stallone a failli aider Bruges en jouant un formidable match à Anderlecht.

"Oui, c’est juste. Il a fait de très bons matches, ces dernières semaines. Je ne sais pas si l’Antwerp va prolonger son contrat. Il le mérite, en tout cas. Mais si j’étais lui, j’envisagerais même de viser plus haut."

Dernier truc, Anthony. Les nouveaux doivent chanter une chanson en équipe nationale. Vous stressez déjà ?

"Non ! Pas de stress du tout. Mais je ne sais pas encore ce que je vais chanter. Je dois encore y réfléchir."