Football

"Pourquoi douterais-je de mes joueurs", s'est interrogé vendredi le sélectionneur allemand Joachim Löw, réaffirmant sa confiance envers son équipe, battue d'entrée par le Mexique (1-0) et en grand danger samedi soir (20 heures) au Mondial-2018 face à la Suède à Sotchi.

Le séisme mexicain

Joachim Löw (sélectionneur de l'Allemagne): "Les deux ou trois jours qui ont suivi n'ont pas été faciles. La défaite contre le Mexique nous a fait mal, c'est une évidence, avec autant d'erreurs - et il y en a eu quelques-unes. Nous en avons parlé, nous avons pris des mesures. (...) J'ai dit à mon équipe: +Notre meilleur instrument pour rebondir c'est notre énergie et notre langage corporel+. Nous avons vu que le niveau de jeu n'était pas suffisant, une Coupe du monde c'est aussi une question de passion, de défendre avec tout ce qu'on a, c'est la clé. Au niveau physique, l'équipe est en parfaite condition."

Les doutes allemands

Löw: "Ok, nous avons subi cette défaite contre le Mexique mais nous ne devrions pas tout jeter par la fenêtre alors que nous avons connu bien des succès ces trois ou quatre dernières années. Nous ne devons pas commencer à douter de notre style de jeu. Si l'équipe montre sur le terrain son talent et ses qualités, nous gagnerons. (...) Pourquoi douterais-je de mes joueurs ? Nous sommes tous soumis à la critique et c'est normal mais s'agissant de joueurs qui sont au plus haut niveau depuis trois ou quatre ans, la confiance ne devrait pas être détruite après un simple match. (...) On ne doit pas parler des cas individuels. Par exemple, j'ai mon opinion sur Mesut Özil et tout le monde sait que je le tiens en haute estime. Demain (samedi) nous avons besoin de joueurs de profondeur, verticaux, qui occupent les ailes. Nous ne pouvons pas seulement centrer dans la surface, la Suède en serait trop heureuse."

La défense suédoise

Löw: "La Suède excelle en défense et ils sont à l'aise dans cet aspect. C'est une équipe avec beaucoup de cohésion, où chacun travaille pour l'équipe. La ligne défensive donne tout ce qu'elle a et leur état d'esprit est leur grand point fort: ils sont toujours capables de revenir au score. Je me souviens d'un match (en 2012) où nous menions 4-0 et ils étaient revenus à 4-4. Ils ont un mental très solide. (...) Mais généralement, nous affrontons souvent des équipes défensives et ce n'est pas une nouveauté pour nous."

La malédiction du tenant

Löw: "Nous sommes les tenants du titre, nous avons gagné la Coupe des confédérations l'an dernier, mais nous faisons face à une situation très différente. Pour résumer, quand on est dans cette situation, tout le monde est motivé au plus haut point pour battre le tenant du titre. Il est dur de maintenir un niveau d'appétit suffisant pour reproduire les exploits et d'ailleurs l'Espagne n'y est pas parvenue (en 2014 après son titre en 2010). Ce n'est clairement pas facile mais nous devons réagir à cette situation et répondre présents au deuxième match. Si nous gagnons, nous revenons dans la course."