Football

Le sélectionneur allemand Joachim Löw a nié mercredi l'existence de toute forme de racisme dans l'équipe nationale de football avant ou pendant le Mondial en Russie, contrairement à ce qu'a dit Mesut Özil en annonçant sa retraite internationale en juillet.

"Depuis que je suis avec la Fédération allemande (en 2004 comme entraîneur adjoint, ndlr) il n'y a jamais eu aucune forme de racisme dans l'équipe nationale, les joueurs se sont toujours identifiés à nos valeurs", a assuré Joachim Löw lors de sa conférence de presse de rentrée à Munich, où il doit annoncer la composition de son groupe pour rencontrer la France le 6 septembre en Ligue des nations.

Mesut Özil, qui était l'un des joueurs favoris de Joachim Löw depuis plusieurs années, a claqué la porte de l'équipe nationale après le Mondial, à la suite de la violente polémique autour de ses photos prises avec le président turc Recep Tayyip Erdogan au mois de mai.

Dans un communiqué de quatre pages au vitriol, le joueur d'origine turque avait annoncé sa retraite internationale, accusant notamment le président de la fédération allemande Reinhard Grindel de "racisme".

Joachim Löw a admis mercredi qu'il n'avait eu aucun contact avec Özil depuis. "Son conseiller m'a appelé et m'a annoncé sa retraite de l'équipe nationale. Le joueur lui-même ne m'a pas appelé", a dit Joachim Löw. "D'habitude les joueurs le font quand ils décident de se retirer", a-t-il ajouté.

"Il ne m'a toujours pas appelé à ce jour, alors que j'ai essayé de le joindre depuis deux ou trois semaines par sms et par téléphone", a encore dit Löw.

Dans une très longue analyse de la débâcle en Russie, le sélectionneur a également admis que cette polémique autour des joueurs d'origine turque avait été "sous-estimée".

"Cette histoire nous a coûté des forces et a pesé sur nos nerfs", a-t-il dit.