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Pour le gardien et capitaine de l'équipe d'Allemagne Manuel Neuer, ce n'est certainement pas le sélectionneur Joachim Löw qui doit être montré du doigt après la déroute, 0-2, de mercredi à Kazan contre la Corée du Sud, qui a renvoyé la Mannschaft au pays après une campagne calamiteuse au mondial russe.

"Ce sont les joueurs qui figurent en première ligne sur le front de la responsabilité. On avait pour mission d'atteindre un niveau de performance, et on a été défaillant sur ce plan", a en effet clairement pointé Neuer au retour de la délégation allemande, jeudi à l'aéroport de Francfort-sur-le-Main.

"On s'est nous même tiré une balle dans le pied", a-t-il poursuivi. "Humainement c'est très dur à vivre. Il y a une grande souffrance. Mais il faut accepter les critiques, parce que la plupart sont justifiées..."

Il n'empêche, le principal sujet de conversation concernait le sélectionneur Joachim Löw. Stop ou encore ?

La balle est apparemment dans ses pieds et nulle part ailleurs, mais il est prié de se décider rapidement.

"Avant la fin de la semaine prochaine", ont même prévenu le team manager Oliver Bierhoff et le président de la fédération Reinhard Grindel.

"On va rester quotidiennement en contact", a ainsi dit Bierhoff. "Ensuite on aura un sérieux entretien à la fin de la semaine prochaine. Mais c'est clair qu'il faut changer pas mal de choses. Il va falloir les détailler, et longuement en parler dès maintenant, afin de repartir ensuite du bon pied..."

Joachim Löw, dont le contrat expire en 2022, avait lui fait savoir qu'il allait prendre une décision concernant sa situation personnelle au terme d'une longue et complète analyse sur la question que se pose toute l'Allemagne et sa Chancelière.

"Je dois dresser la liste de tout ce qui n'a pas marché", a-t-il dit, "et dans la colonne opposée, noter tout ce qu'on peut faire afin d'y remédier. Ensuite et en fonction de cela, je prendrai ma décision..."

Löw est toujours "the right man on the right place", pour le président de la DFB Grindel. "Et personne au conseil d'administration ne partage pas cet avis. Mais il doit rapidement se décider...", a-t-il dit.