Mercato C’est un Michy Batshuayi souriant qui a été présenté à Valence.

Il a aimé ce qu’il a vu. Ce samedi, Michy Batshuayi était à Mestalla pour assister au match entre Valence et le Bayer Leverkusen dans le cadre du trophée Naranja. Et il a pu humer l’ambiance de son futur terrain de jeu. Un accueil qui l’a "surpris", de son propre aveu.

Passé ce petit kif, le joueur, prêté une saison sans option d’achat par Chelsea, a été présenté de façon plus officielle. Sourire jusqu’aux oreilles, le Bruxellois a démontré qu’il en voulait.

"Je veux obtenir des titres ici, le club est très ambitieux et tout est possible", a-t-il expliqué devant la presse. "C’est une équipe très compétitive, qui rivalise avec les plus grands clubs et disputera la Ligue des Champions. C’est ce qui m’a convaincu", a-t-il ajouté.

Côté terrain, le Diable Rouge est confiant et espère une adaptation réussie à ce nouveau championnat (le cinquième pour lui !). "Le style de Marcelino me correspond et ensemble, on peut réaliser quelque chose de grand. Je veux grandir avec l’équipe", a indiqué le joueur de 24 ans.


Habitué à jouer dans un système à une pointe ces dernières années, il va devoir retrouver ses sensations dans le 4-4-2 de l’énigmatique coach espagnol. Adepte d’un style direct, rapide et vertical, l’Asturien brille grâce à une équipe très organisée, où le ballon doit arriver haut en quelques passes. Certes, niveau buts, on est loin des chiffres hallucinants du Barça et du Real (pas pour rien que Diego Simeone l’admire), mais Batshuayi peut apprendre énormément auprès de ce technicien hyper exigeant et brillant tactiquement.

Le premier objectif de Batshuayi sera de gagner sa place aux côtés du redoutable Rodrigo. Auteur d’un début de championnat canon, l’Italien Simone Zaza s’était petit à petit éteint, avant de laisser sa place au jeune Santi Mina (21 ans). Attention également à Kevin Gameiro, pour lequel un accord de principe entre Valence et l’Atlético Madrid a été officialisé juste après la conférence de presse du Diable Rouge.

Vu les fourmis que Michy, l’éternel remplaçant à Chelsea, doit avoir dans les jambes, on a du mal à croire qu’il ne dispose pas de la motivation nécessaire pour faire aussi bonne impression qu’au Borussia Dortmund (neuf buts et un assist en quatorze rencontres).


Il en faudra pour abattre la masse de travail exigée par Marcelino de ses avants, et avaler ses séances d’entraînement parfois militaires. De quoi rappeler sa période Bielsa à Batshuayi…

En rejoignant la superbe cité espagnole, Michy n’a pas choisi la facilité. Tant mieux, le voir y réaliser un truc, l’année du centenaire du club de surcroît, n’en aura que plus de saveur.