Mercato L’attaquant et le Club Bruges ont trouvé un accord pour une rupture de contrat à l’amiable.

"Je suis content que vous preniez de mes nouvelles. Je vais pouvoir éclaircir une situation qui n’est apparemment pas encore connue."

Depuis Santander, où il se ressource auprès de sa famille, Meme Tchite est visiblement ravi de notre coup de fil.

"Je suis libre", poursuit l’attaquant de 30 ans. "J’étais dans le noyau B lorsque Michel Preud’homme est arrivé à Bruges. Je ne voulais plus porter le maillot blauw en zwart après ce que la direction du Club m’avait fait (NdlR : notamment trouver un accord, à l’insu du joueur, avec un club chinois). Mais Michel Preud’homme m’a demandé de lui rendre service. Après avoir trouvé un accord avec la direction, j’ai accepté. Malheureusement, je me suis blessé. Et quand je suis revenu à niveau, il ne restait que deux matches et la lutte pour le titre était perdue… J’aurais voulu aider Michel Preud’homme : c’est une bonne personne et un bon coach qui a remis Bruges sur le droit chemin…"

En quoi consistait l’accord conclu avec Bruges ?

"Me remettre à disposition du club pour rendre service à Michel Preud’homme. En échange, être libre en fin de saison. Au passage, j’acceptais de faire une croix sur ma dernière année de contrat, sans contrepartie. Il était convenu de ne pas révéler cet accord avant la fin de la saison, mais maintenant je peux le dire. Les clubs doivent savoir que je suis libre car ils continuent à penser qu’ils doivent contacter Bruges, qu’ils doivent payer une indemnité de transfert. Bruges leur dit que le club m’a libéré, mais ce n’est pas tout à fait juste. C’est une rupture de contrat à l’amiable."

Les clubs qui ont appelé Bruges ont-ils ensuite pris contact avec vous ?

"Oui. J’ai repoussé une offre de Chypre. Je négocie actuellement avec un club en Turquie et un club en Angleterre. Mais je prends mon temps pour faire le bon choix."

Quels sont vos critères pour faire ce choix ?

"Cette fois, mon choix ne sera pas guidé par mon dossier équipe nationale. Cela avait été le cas quand j’ai quitté Santander : j’ai signé au Standard plutôt qu’en Angleterre parce que je voulais témoigner mon attachement à la Belgique. Cela a aussi été le cas quand j’ai signé à Bruges : certains ont dit que c’était pour l’argent, mais je pouvais gagner beaucoup plus dans le Golfe ! J’ai choisi Bruges pour l’appui de Michel D’Hooghe dans mon dossier Diable et pour garder une visibilité en Belgique. J’ai fait une croix sur ce dossier équipe nationale. J’ai fait ce que j’avais à faire, mais quand il a fallu conclure pour que je puisse être Diable Rouge, les personnes en qui je croyais m’ont tourné le dos… Maintenant, je pense à moi. Je veux jouer, reprendre du plaisir."

Avez-vous un souhait de club, de championnat ?

"Non. Je jouerai pour le club qui aura besoin de moi et avec qui je pourrai trouver un accord. Peu importe le club, même si je reste ambitieux. Et au niveau salaire ? Je suis gratuit donc c’est moins cher que s’il faut payer une indemnité et un salaire !"

Vous n’avez quasiment pas joué pendant un an et demi. Où en êtes-vous physiquement ?

"Je n’ai pas joué et j’ai été blessé les derniers mois, mais je suis toujours resté professionnel. Je me suis entraîné, j’ai pris soin de mon corps. Là, je suis en vacances, mais je suis un programme d’entraînement individuel. Je suis certain que je pourrais jouer septante minutes à fond. Le reste suivra avec des entraînements dans un groupe pro, avec des matches. Je suis prêt à encore jouer plusieurs années. Ce que Simons ou Van Buyten font, je peux le faire aussi !"