Football

Deux journalistes du site de football belge Voetbalkrant.com et Walfoot.be ont connu une fameuse (més)aventure à la Coupe du Monde. En Biélorussie, ils ont passé cinq heures dans une cellule. Finalement, ils ont été relâchés, et les autorités se sont excusées.

Trois journalistes de Voetbalkrant.com avaient décidé de faire les 22 heures en train-couchette de Kaliningrad à Moscou, afin de faire des économies. "À l’embarquement, déjà, l’hôtesse nous signalait que nos visas ne seraient peut-être pas acceptés sans Fan ID ", raconte Johan Walckiers, un des journalistes (photo). "Nous disposions pourtant d’un document officiel et de nos pass presse, validés par la Fifa. Un accord existe entre la Biélorussie et la Russie pour permettre le passage des personnes assistant au Mondial pour la durée de la compétition."

La courte traversée de la Lituanie s’étant passée sans problème, c’est en Biélorussie que les choses se sont compliquées. "On a dû sortir du train parce qu’on n’avait pas de papiers de visa de transit", poursuit-il. "Visiblement, les pass journalistes avaient été oubliés lors de ce fameux accord avec la Biélorussie. Il était impossible de négocier avec les garde-frontières."

Un des journalistes - le responsable de Voetbalkrant - disposait d’une Fan ID et pouvait poursuivre son chemin. Les deux autres ont passé… cinq heures dans une cellule. "La porte restait ouverte, mais un garde armé restait présent", dit Johan. "Quand nous avons indiqué que nous avions faim, un de nous a pu aller acheter des saucisses, du fromage et du pain, accompagné par un soldat."

Vu qu’il n’y avait pas de connexion ou de wi-fi dans la cellule, leur responsable ne parvenait plus à les joindre et à trouver une solution. Finalement, un général leur annonçait la bonne nouvelle : ils pouvaient prendre le train suivant vers Moscou. "Et les douaniers se sont excusés plusieurs fois", ajoute