Football Victime d’une rupture des ligaments croisés en septembre, le défenseur français verra la Russie. Un demi-miracle…

Participer à la Coupe du Monde huit mois après une rupture des ligaments croisés. Impossible ? Pas pour Benjamin Mendy. Le défenseur de Manchester City est en effet en train de réussir son pari : il sera plus que probablement en Russie avec l’équipe de France.

Pourtant, ce n’était pas gagné d’avance. Loin de là. Entre une rééducation forcément compliquée et un retour timide avec la réserve des Citizens à la fin du mois d’avril, les chances de le voir au Mondial étaient minces. Mais rassuré par l’évolution de son état de santé et conscient de l’apport indéniable du joueur de 23 ans, Didier Deschamps a décidé de le convoquer parmi les 23 Bleus qui disputeront le Mondial. Avec une réserve, cependant.

"Il y a un risque, évidemment. À tout moment, je peux être amené à changer de joueur car la seule liste qui compte, c’est celle du 4 juin à midi. Et aujourd’hui, je n’ai pas la certitude qu’il puisse jouer un match de 90 minutes. On va faire en sorte, avec le staff, d’avoir un peu plus de réponses dans les prochains jours", avait indiqué Didier Deschamps le 17 mai dernier, au moment de dévoiler la liste des joueurs français sélectionnés pour le Mondial sur le plateau de TF1.

Quinze jours plus tard, les doutes semblent s’être estompés. Grâce à 64 minutes de jeu rassurantes face à l’Irlande, lundi dernier. 64 minutes de très bonne facture durant lesquelles Benjamlin Mendy a été l’un des meilleurs Français sur le terrain, parvenant à enchaîner les courses sur son flanc gauche, à percuter, à apporter du danger sur les centres. Comme si de rien n’était.

"Mes sensations étaient excellentes", avoue le défenseur, pour qui Didier Deschamps "n’a pas pris de risques" en le convoquant. "Je n’ai pas ressenti la moindre douleur."

Ce qui est la conséquence d’un gros travail de préparation physique. Mais aussi d’un gros mental. Tant d’atouts qui permettent à Mendy de s’avancer comme un des leaders du noyau bleu. Même s’il refuse ce statut. "Nous sommes tous des patrons", assure le coéquipier de Vincent Kompany et Kevin De Bruyne à Manchester City. "Je suis quelqu’un de naturel, je discute avec les gens."

À qui il raconte toutes les émotions qu’il a vécues depuis le début de la saison. Tout en espérant vivre les plus belles en Russie.