Mondial 2018 Trois matches étaient programmés ce dimanche, avec notamment l'entrée en lice de deux favoris au titre, qui ont connu des débuts compliqués, et un vétéran qui a signé un record. Voici les cinq événements marquants de la quatrième journée de ce Mondial.

1. La fin de match tendue entre Serbes et Costaricains

Première rencontre du jour, le duel entre la Serbie et le Costa Rica n'a pas atteint des sommets. Alors que les Serbes faisaient le gros dos dans les arrêts de jeu pour préserver leur maigre avantage, acquis grâce à un éclair de Kolarov sur coup franc, la tension est montée de quelques crans le long de la ligne de touche.

Nemanja Matic, qui voulait récupérer le ballon, s'est énervé sur un membre du staff costaricain. Le médian de Manchester United a ensuite eu sur le dos toute l'équipe sud-américaine et des coups se sont perdu, sans qu'aucun carton ne soit pour autant brandi par l'arbitre sénégalais Malang Diedhiou.

© Montage DH


2. D'un scandale de drogue à un record pour Marquez

En montant au jeu en deuxième période lors de la victoire contre l'Allemagne, le défenseur mexicain est devenu le quatrième joueur à participer à cinq phases finales de Coupe du Monde. Après des débuts en 2002, il a bien cru ne pas pouvoir prendre part à son cinquième Mondial de rang en raison de son implication supposée dans un scandale de drogue. Celui qui est aujourd'hui âgé de 39 ans et quatre mois revient ainsi à hauteur de l'Allemand Lothar Matthäus, qui était jusqu'à ce jour le seul joueur de champ à avoir réussi pareil exploit.

Les deux autres joueurs qui peuvent se targuer de cette statistique sont les gardiens italien Gianluigi Buffon, de 1998 à 2014, et mexicain Antonio Carbajal, entre 1950 et 1966.


3. Ochoa conforte son statut de héros national

Quelques arrêts compliqués à effectuer et beaucoup d'assurance. Le gardien du Standard a dégoûté les champions du monde lors de la victoire mexicaine contre l'Allemagne. Rassurant dans les airs et impérial sur sa ligne, le portier mexicain a fait face à 25 tirs allemands, dont neuf cadrés, sans sourciller.

Auteur de neuf arrêts, il reste néanmoins loin de l'Américain Tim Howard, qui avait écœuré les Belges voici quatre ans avec ses seize parades. Memo aura toutefois répondu aux attentes de tout d'un peuple, qui le porte aux nues depuis ses exploits face au Brésil en 2014.



4. L'Allemagne manque ses débuts pour défendre son titre, une première

En s'inclinant face aux Aztèques, les champions en titre n'ont pas réussi à faire comme leurs prédécesseurs. Sur leurs quatre titres mondiaux, c'est la première fois que les Allemands ne parviennent pas à s'imposer lors de l'édition suivant un sacre. En 1958, ils avaient battu 3-1 l'Argentine, avaient partagé 0-0 contre la Pologne vingt ans plus tard et avaient défait la Bolivie 1-0 en 1994.

Cette défaite est également la première de l'Allemagne lors de son match d'ouverture depuis dix éditions et une défaite 2-1 contre l'Algérie en 1982.


5. La spéciale de Coutinho

Si le Brésil s'est cassé les dents sur la Suisse dans une rencontre marquée par la volonté helvétique, la Seleçao a pu compter sur Philippe Coutinho pour débloquer la rencontre, avant de se faire rejoindre et de ne plus parvenir à trouver la faille. Sur un ballon dégagé par la défense suisse, le joueur du FC Barcelone contrôlait le cuir et envoyait une frappe enroulée précise dans la lucarne opposée de Yann Sommer. L'un des buts du tournoi pour celui qui faisait ses débuts en Coupe du monde.

Un geste pur et limpide dont le médian auriverde s'était fait spécialiste à Liverpool et qui régale désormais le Camp Nou.