Mondial 2018

Les Bleus l'ont emporté face au Pays de Galles (2-0) tandis qu'Angleterre et Allemagne n'ont pu se départager.

L'équipe de France a dominé le pays de Galles 2-0, grâce aux buts d'Antoine Griezmann et d'Olivier Giroud, lançant au mieux sa campagne de préparation pour le Mondial-2018 en Russie, vendredi au Stade de France.

Les Bleus de Didier Deschamps, qui ont également touché plusieurs fois les poteaux et auraient pu corser l'addition contre des Gallois qui ne verront pas la Russie du 14 juin au 15 juillet, poursuivront leur préparation mardi à Cologne contre l'Allemagne, championne du monde en titre.

Partage entre Angleterre et Allemagne

Innover n'est pas gagner: sans leurs cadres, l'Angleterre et l'Allemagne new-look ont expérimenté vendredi soir à Londres, se montrant offensives sans toutefois réussir à se départager (0-0).

Avec deux groupes décimés par les blessures, les deux sélectionneurs se devaient de tenter des choses à Wembley.

Joachim Löw avait annoncé son intention d'"expérimenter des choses contre une grosse équipe": cela lui a plutôt réussi. Associé pour la première fois ensemble, le trio offensif Draxler-Werner-Sané a bien fonctionné, perturbant la lourde défense centrale anglaise.

Sans ses piliers Neuer, Müller, Boateng, Reus et Kroos, l'entraîneur des champions du monde avait aussi fait confiance au revenant Gündogan, se passant ainsi de véritable milieu défensif, et au nouveau venu Halstenberg. Sans la tour de contrôle Kroos, le milieu a tenu, tandis que l'arrière gauche a fait son match, peinant parfois face à la mobilité de son vis-à-vis Trippier.

Pour Southgate, la tâche était encore plus ardue. L'Anglais devait faire sans ses vedettes Kane et Alli, et sans Winks, Sterling, Delph, Butland, Lallana, et Henderson, tous titulaires potentiels dans une équipe qui se cherche encore après son ennuyeuse campagne de qualification pour la Coupe du monde en Russie.

Ancien entraîneur des moins de 21 ans anglais, le technicien avait donc décidé de faire place aux jeunes en offrant leur première sélection aux espoirs de Chelsea, Abraham en attaque et Loftus-Cheek au milieu.

Si le match n'a pas tenu les promesses de ses trois premières minutes folles, Wembley ne s'est pour une fois pas ennuyé. Peu d'avions en papier lancés des tribunes et surtout pas de huées de fans au bord de l'endormissement: l'Angleterre a cette fois offert un spectacle agréable pendant 70 minutes, bien aidée par une "Mannschaft" portée vers l'offensive.

Dès la première minute, Maguire, pressé par Werner, remettait trop mollement pour Pickford, mais ce dernier sortait bien et évitait une déconvenue aux "Trois Lions".

Barre de Sané

Quelques instants plus tard, Vardy servait Abraham qui ne parvenait pas à marquer et le ballon filait devant la ligne. Trippier récupérait mais ne parvenait pas à redresser assez.

Passé cet instant de flottement, l'Allemagne se ressaisissait et Sané frappait plusieurs fois à la porte, avec en point d'orgue une superbe frappe enroulée du gauche repoussée par la barre (20).

Werner aussi profitait de la nouvelle combinaison offensive, mais ne parvenait pas tromper Pickford en contre-attaque. Sané suivait, battait le gardien mais pas Jones qui sauvait sur sa ligne, avant que Draxler ne mette au-dessus (22).

Tranchant, Werner échappait à nouveau à la vigilance anglaise, mais manquait encore son duel face à un impérial Pickford, titulaire de dernière minute après le forfait de Butland (38).

L'Angleterre, plus entreprenante que lors des matches de qualifications pour le Mondial-2018, sortait alors la tête de l'eau.

Comme Löw, Souhtgate avait décidé d'innover avec un couple offensif Vardy-Abraham. Pour sa première sélection, le jeune attaquant prêté à Swansea a lui aussi tenté, mais sans faire mouche, comme sur ce tir dévié par Rüdiger (42).

Juste avant la pause, le "vieux" Vardy ne s'en laissait pas compter. Il parvenait à lober Ter Stegen, mais Abraham ne s'imposait pas contre Ginter pour pousser le ballon dans le but (45).

Intenable, Vardy smashait ensuite un centre de Trippier, mais Ter Stegen évaluait bien le rebond (49).

Le match continuait encore sur un rythme soutenu avant que les deux équipes ne baissent franchement le pied dans les dernières vingt minutes. Southgate a bien fait rentrer deux nouveaux latéraux, Walker et Bertrand, pour dynamiser l'affaire, mais sans succès... Les petits avions en papier sont réapparus, signe que pour le technicien anglais, le chantier est loin d'être terminé.