Mondial 2018

Des traces d'un métabolite de cocaïne ont été retrouvées dans les urines de l'attaquant péruvien Paolo Guerrero, mais en "très faible" concentration, a affirmé vendredi l'avocat du joueur suspendu 30 jours par la Fifa, l'instance mondiale du football, après un contrôle antidopage "anormal".

Selon le journal brésilien O Globo, une analyse a été effectuée sur l'échantillon B des urines du joueur victime d'un résultat "anormal" à un contrôle lors du match de qualification au Mondial contre l'Argentine le 5 octobre dernier (0-0).

Celle-ci semble confirmer la présence de benzoylecgonine, une substance formée dans le foie par la cocaïne. "La concentration est très faible, et compatible avec la thèse de la contamination", a plaidé l'avocat Fichara Neto auprès d'O Globo, continuant d'affirmer que le joueur de Flamengo aurait ingurgité cette substance à son insu, peut-être à partir d'un thé.

"Nous sommes optimistes car cela montre que nous sommes sur la bonne voie", a ajouté l'avocat de l'attaquant qui a déposé un recours auprès de la Commission de discipline de la Fifa.

La défense du joueur a demandé "l'analyse des sachets de thé" par "un laboratoire au Brésil et un autre à l'étranger", a précisé Me Neto, qui maintient que les infusions ingérées par Guerrero étaient "contaminées" par la feuille de coca.

La suspension de 30 jours ordonnée par la Fifa prive la star de la sélection péruvienne des deux rencontres du barrage contre la Nouvelle-Zélande, qualificatif pour le Mondial en Russie.

L'aller s'est disputé samedi à Wellington (0-0), le retour est programmé mercredi à Lima.