Mondial 2018 Nommé en janvier, le Néerlandais quittera son poste de sélectionneur australien au terme du Mondial.

La quête d’un sélectionneur a longtemps rythmé le quotidien de la fédération australienne. Le 21 novembre dernier, six jours seulement après la qualification pour la Coupe du Monde, Ange Postecoglou a démissionné de son poste, broyé par "la pression" et les critiques intenses sur sa manière de faire.

Les dirigeants des Soccerroos ont vu les candidatures affluer : les noms de Luiz Felipe Scolari, Laurent Blanc, Sven Goran Eriksson ou encore Jurgen Klinsmann ont circulé. Avant que Bert van Marwijk ne soit intronisé le 24 janvier, signant un contrat de cinq mois seulement. Et six semaines plus tard, le nom du successeur du Néerlandais a été dévoilé : Graham Arnold entrera en poste après la Coupe du Monde alors que le coach à succès du Sydney FC avait refusé de prendre la suite de Postecoglou avant le tournoi, ce qui en dit long…

Van Marwijk navigue bien loin de ces considérations politiques internes à son futur ex-employeur. Lui savoure cette revanche offerte : après avoir qualifié l’Arabie saoudite pour la Coupe du Monde - en terminant devant l’Australie -, le Néerlandais avait été démis de ses fonctions. La raison ? Hors de question pour lui de séjourner de manière permanente à Ryad comme la fédération le lui avait fait comprendre.

"J’aurais voulu aller à la Coupe du Monde parce que c’était notre objectif quand j’ai commencé ce boulot il y a deux ans mais personne n’a à me dire comment je dois travailler." Lui qui avait conduit les Pays-Bas jusqu’en finale en 2010 n’entend pas déroger à sa ligne de conduite. Et l’état-major australien s’est montré plus compréhensif, accédant à ses requêtes.

Van Marwijk ne voulait pas entendre parler d’un stage de préparation en Australie pour s’épargner un long voyage ? Les Soccerroos ont établi leur camp de base en Turquie. Son staff ? Il est constitué de sa garde très rapprochée avec Mark Van Bommel qui est accessoirement son gendre alors que Taco van den Velde, rédacteur en chef de Voetbal International, y tient le rôle de Football Operations Manager.

Quand la presse australienne a révélé que le sélectionneur rétribuait lui-même ses adjoints, lui a démenti mollement. "J’ai besoin d’eux parce qu’ils savent comment je travaille", a-t-il expliqué. "Et ils savent comment je veux jouer."

Avec une bonne grosse dose d’organisation qui a longtemps contrarié la France et une approche assez défensive qui s’inscrit à l’opposé du visage prôné par Postecoglou.

"Avec lui, nous dominions nos matches", a regretté le vétéran Tim Cahill qui continue d’échanger des messages avec son ancien sélectionneur.

Ce qui ne risque pas d’émouvoir Bert Van Marwijk d’ores et déjà annoncé au PSV Eindhoven pour succéder à Philipp Cocu.