Football Le Brésilien n’a pas manqué ses débuts sur son nouveau terrain de jeu.

Ils sont partout. Impossible de les rater. Qu’ils soient bleus et rouges ou le plus souvent d’un jaune qui tend vers l’or pour mieux rappeler les couleurs brésiliennes, les maillots de Neymar balisent le chemin à suivre. Au bout, le Parc attend son nouveau prince. Rarement, la foule s’était montrée si dense pour accueillir le bus parisien 1h45 avant le coup d’envoi. Rarement, le mégastore du club n’a bruissé d’une telle activité avec un best-seller floqué du numéro 10 et de 8 lettres N-E-Y-M-A-R J-R.

Une semaine après avoir enchanté le Roudourou en mondo-vision, le crack a retrouvé son nouvel habitat naturel, cette pelouse où il avait déjà joué à trois reprises avec le FC Barcelone, y marquant à deux reprises en la quittant le 14 février, un soir de Saint Valentin, le cœur brisé avant l’impensable remontada et cette arrivée tout aussi inimaginable.

Mais puisque Paris est déjà amoureux de lui, le Parc a scandé son nom plus fort que les autres. A vibré à chaque touche de balle. La première est intervenue après tous ses autres partenaires. Le premier frisson est aussi venu de ses pieds, quand sa frappe tendue déviée par un défenseur a semé la panique dans la surface adverse (11e). Sa deuxième tentative a encore davantage inquiété Alban Lafont, le portier toulousain, quand elle a tutoyé sa barre (14e). Et alors qu’un début d’inquiétude germait après l’ouverture du score toulousaine de Gradel (19e), la lumière est venue de lui. D’une action qui résume l’étendue de sa palette, sans limite ou presque. Parce qu’au-delà de l’esthétisme, de cette fantaisie typiquement brésilienne, la justesse déborde de ses gestes techniques, comme pour mieux rappeler qu’il est possible de concilier la beauté et l’efficacité. La talonnade s’imposait pour décaler Rabiot et l’attaquant a eu ensuite le mérite de suivre la frappe de son partenaire pour égaliser (30e). Et faire exploser tout le Parc, laissant lui aussi libre cours à son soulagement. À sa rage de vaincre, expulsée d’un coup et qui l’a amené ensuite à exhorter un public qui a longtemps scandé son nom sur un air brésilien amené à être le tube de l’été, mais pas seulement vu son rayonnement qui a trouvé ensuite un prolongement avec ce une-deux parfait qui a permis à Rabiot de placer le PSG aux commandes (35e).

La nuit était belle. Elle lui appartient et les supporters parisiens n’ont plus qu’à dormir quatre fois avant de pouvoir retrouver leur idole. D’ici là, les rêves s’annoncent doux et les cauchemars sont à chercher du côté de Saint-Étienne, le prochain visiteur du Parc d’un nouveau prince.