Football Le manager Steeman a été viré après la fausse alerte sur la disparition de l’équipe.

Les Dames d’Anderlecht ont vécu un fameux ascenseur émotionnel tout au long de la semaine écoulée. Mardi passé, elles ont remporté le titre - le premier en 20 ans - en battant Genk 3-1. Mais au début de cette semaine, une douche froide les attendait.

Lundi, une entrevue avec Marc Coucke ne s’est pas bien déroulée. Coucke leur a fait savoir qu’il ferait des économies; cela n’a pas plu aux filles. Mardi soir, le manager des Dames, Robert Steeman, est carrément venu leur dire que les équipes de Dames n’existeraient plus la saison prochaine. Du coup, toutes les joueuses se sont désaffiliées.

Quand la nouvelle est parue sur des sites d’information, Coucke s’est empressé de nier, en y ajoutant dans un tweet : "Niveau gestion, tout n’a pas été parfait."

Entre-temps, Steeman (un ancien, qui a été dans la cellule scouting et dans la cellule sociale du club) était licencié.

Anderlecht aura donc encore des équipes de filles la saison prochaine - Coucke l’a confirmé à l’entraîneur Patrick Wachel - mais seront-elles encore aussi fortes ? Plusieurs filles, qui sont donc libres, ont déjà été contactées par des clubs belges et étrangers.

Coucke veut augmenter le budget pour le RSCA Dames, mais il veut dépenser l’argent différemment. Cette année, le budget était de 250.000 à 300.000 euros, mais les dépenses ont explosé. Trois fois plus d’argent aurait été dépensé. Non seulement, les salaires des joueuses dépassent de loin ceux des autres clubs de D1, mais Coucke a également découvert d’autres exemples de gaspillage. Un stage de cinq jours en Espagne aurait coûté 30.000 euros, et des repas chauds ont été offerts aux clubs visiteurs, alors que ce n’est pas obligatoire.

Hier, les Dames ont été célébrées, tout comme les équipes masculines de jeunes qui ont remporté le titre. Les Ultras de la Mauves Army leur ont réservé une ovation similaire à celle d’une victoire de l’équipe A. Mais plusieurs d’entre elles avaient sans doute déjà la tête ailleurs.