Perisic : “La Belgique a lancé ma carrière”

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Football

Ivan Perisic nous a reçus avant le choc face à l’Italie : “Je suis en contact avec les Brugeois francophones. Ils seront champions !”

POZNAN La Croatie vit sur un nuage après le 3-1 contre l’Irlande. La nation entière croit que, ce soir, l’Italie sera la prochaine victime. Impossible d’en parler à un Belgicain , puisque les Mornar (Standard et Anderlecht), Runje (Standard) ou Butina (Club Bruges) ont arrêté le football depuis longtemps. Balaban (Panionios) et Leko (Lokeren) sont, eux, à l’automne de leur carrière.

Aujourd’hui, le plus belge des Croates est Ivan Perisic, qui a joué de 2009 à 2011 au Club Bruges. Il nous a accueillis à Warka, dans le magnifique complexe de l’hôtel Sielanka Nad Pilica. Pour accéder à l’enceinte de l’hôtel quatre étoiles, il faut convaincre deux patrouilles de police de me laisser passer.

Sur place, des bâches tout autour du complexe et une firme de sécurité privée empêchent tout curieux de rentrer. Les Croates ont opté pour la tranquillité de la campagne, même si la ville se trouve à 65 kilomètres de Varsovie.

Lacets ouverts, cheveux non peignés mais pas nonchalant : Perisic n’a toujours pas changé depuis qu’il a quitté la Venise du Nord .

Au nom de la Belgique, je vous félicite pour votre victoire et votre assist contre l’Irlande, Ivan.

“Merci, merci ! Moi aussi, je dois remercier la Belgique. Cela a été une période intéressante dans ma carrière. Roulers et puis le Club Bruges ont été un tremplin pour moi. C’est chez vous que je suis devenu professionnel. Je n’oublierai jamais cela.”

Pas de regrets d’être parti à Dortmund ?

“Non. C’était le bon moment de partir. Je suis déçu d’avoir trop peu joué à Dortmund, mais malgré cela, j’ai été efficace (NdlR : 7 buts et 3 assists en 20 montées au jeu et seulement 2 titularisations).

Malgré votre temps de jeu réduit, vous êtes titulaire en équipe nationale.

“C’est la preuve que je suis quand même devenu plus fort. Les entraînements à Dortmund ne sont pas si différents qu’à Bruges, mais la vitesse d’exécution est beaucoup plus élevée. Et un joueur coaché par Jürgen Klopp s’améliore toujours.”

Anderlecht cherchait un coach comme lui. C’est un fou, le long de la ligne.

“Il parvient à enthousiasmer ses troupes. Un peu à la Mourinho. Il demande un dévouement total.”

Reparlons de Bruges. Êtes-vous encore en contact avec des joueurs ?

“Oui. Surtout avec les francophones. Vadis (Odjidja), Maxime (Lestienne) et Jonathan (Blondel). Sans oublier Nabil (Dirar, parti à Monaco). Beaucoup de choses ont changé, n’est-ce pas ? Dans l’équipe et dans le club...”

Avez-vous suivi le championnat belge ?

“Bien sûr ! Bruges a fait une bonne saison, jusqu’à deux mois de la fin. Je suis venu quatre fois assister à un match, notamment contre Anderlecht. Les deux équipes m’ont déçu, sauf un joueur : Mbokani. C’est lui qui a tué Bruges. Mais je ne désespère pas. La saison prochaine, le Club sera champion. Du moins, je le crois et je l’espère. Je suis encore supporter.”

Suarez vous a succédé comme Joueur Pro de l’Année.

“Je regarde le football belge tant que je peux, mais souvent, on a des obligations nous-mêmes. Ce sont les journalistes qui ont voté ou les joueurs ? Les joueurs ? C’est qu’il l’a mérité.”



© La Dernière Heure 2012
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