Football Au rayon des vareuses, les Lions de l'Atlas sont aux abonnés absents.

Une journaliste française du Bondy Blog supportrice du Maroc s'est mise en quête de trouver le maillot de son équipe de coeur. Mais stupeur, celui-ci était introuvable dans tout Paris. Etrange pour un pays qui compte - comme en Belgique - une importante diaspora et dont la qualification pour le Mondial après vingt ans de disette avait suscité un vaste engouement.

Pourtant, lors de sa révélation tardive le 27 avril dernier, la vareuse était loin d'avoir fait l'unanimité. Comme lors du début du partenariat des Diables avec Adidas, l'équipementier allemand s'est contenté d'apposer le blason de la fédération sur un modèle déjà pré-existant, sans "aucun design orignal comme pour l’Allemagne, le Japon ou encore la Colombie", analyse Nesrine Slaoui, auteure de cette enquête.


A en croire une enseigne de la capitale française, le maillot ne serait tout simplement "pas commercialisé en Europe, seulement au Maroc." La raison est simple : "Adidas craignait les contrefaçons donc ils ont réduit le réseau de distribution", se justifie-t-on à Paris.

Dès lors s'est développé un réseau de recel entre le Maroc et la France. Achetés 60 euros au pays, les précieuses tuniques n'avaient aucun mal à trouver preneur en Europe, glisse le responsable d'un magasin d'articles de sport.

Mais en contactant directement Adidas, Nesrine Slaoui a trouvé un autre son de cloche, loin de la peur des contrefaçons : "Cela est dû à un retard dans la finalisation du design de ce maillot avec la fédération. Comme nous dépendons d’un délai d’au moins plusieurs mois pour la mise en production, cela nous a empêché de déployer le maillot à temps sur le marché occidental", lui a ainsi répondu un responsable de la marque.

La vraie cause de cette indisponibilité serait donc la date tardive à laquelle la marque a révélé le design de la tenue des Lions de l'Atlas. Pas de chance puisque ce sont au final de nombreux clients potentiels issus de la diaspora qui se retrouve lésés et autant de manque à gagner. "On se rend compte de notre erreur, on fera mieux la prochaine fois… Cette opportunité manquée nous allons la prendre en compte pour la gestion des futurs tournois", conclut-on chez Adidas.

Résultat des courses : les seuls maillots disponibles sont des... contrefaçons. Vraiment un incroyable raté pour l'équipementier allemand.