Football Preud’homme ne sera pas non plus celui de Gourvennec à Bordeaux où Poyet lui a été préféré. Pour des raisons financières. Pas salariales.

La nouvelle a été officialisée dans la foulée de leur victoire à Nantes (0-1) : les Girondins de Bordeaux ont un nouvel entraîneur. Et il se nomme Gustavo Poyet.

Longtemps en pole position, Michel Preud’homme s’est donc vu préférer l’Uruguayen qui a signé deux ans et demi et qui sera accompagné notamment par Fernando Menegazzo.

Ancien joueur de Bordeaux, le Brésilien, que MPH a rencontré en Arabie saoudite puis dirigé à Bruges, faisait aussi partie du staff que le Liégeois avait présenté aux dirigeants girondins. Comme Emilio Ferrera. Sauf que l’affaire ne s’est pas conclue. Pour des raisons non pas salariales, mais financières. La nuance est de taille.

"Au niveau du salaire, il était revenu à quelque chose de tout à fait raisonnable", a reconnu dans L’Équipe le président du directoire Nicolas De Tavernost. Preud’homme a même avoué à France Football "qu’à la fin, il y avait un accord sur le salaire". Mais pas sur l’indemnité de 750.000 euros que les Bordelais auraient dû verser à Bruges pour libérer l’ancien technicien blauw en zwart de son contrat qui court encore jusqu’en 2019.

"J’aurais aimé entraîner ce club. Mais, la totalité, cela faisait trop cher", a confirmé Preud’homme, en profitant pour rétablir aussi ses vérités dans France Football.

La clause pour rejoindre les Diables cet été ? "Une grosse inexactitude. Je n’ai jamais exigé cela. J’étais prêt à m’engager deux saisons et demie", a-t-il clamé. "Depuis que j’ai pris ma semi-retraite, j’ai reçu des dizaines de propositions. Mais j’ai répondu non à chaque fois. Sauf avec Bordeaux qui a été le seul club avec qui j’ai discuté. Deux projets pouvaient m’intéresser : soit l’équipe belge, soit Bordeaux. Dans les prochains mois, je serai davantage attentif aux autres offres", a indiqué l’ancien gardien en rappelant sa position dans le cadre de la succession à Roberto Martinez, en fin de contrat après la Coupe du Monde.

"Je sais que beaucoup de gens en parlent et que beaucoup me considèrent comme le successeur idéal de Roberto Martinez, mais nous en sommes encore loin", a-t-il tempéré. "C’est un beau défi." Qui a de grandes chances de s’offrir à lui.