Quatre raisons d'(un peu) espérer contre Milan

Christophe Franken , envoyé spécial en Italie Publié le - Mis à jour le

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L’AC Milan est malade avant la réception d’Anderlecht en Ligue des champions

MILAN envoyé spécial en Italie Christophe Franken

Qu’on ne s’y méprenne pas : l’AC Milan sera le grand favori du duel contre Anderlecht mardi en Ligue des champions. Ce serait cependant une erreur de partir battu d’avance à San Siro. Les Rossoneri ne sont pas au mieux avant de débuter la C1 , comme l’a prouvé la défaite samedi soir contre l’Atalanta (0-1). Voici quatre raisons qui doivent donner un peu d’espoir aux hommes de John van den Brom.

1. La pression du stade

“Jamais deux sans trois” . Un dicton qui vaut ce qu’il vaut mais l’AC Milan a débuté sa saison par deux défaites à domicile. Après la Sampdoria (0-1), c’est donc le club de Bergame qui a refroidi les tifosi lombards. Avec trois points sur neuf, le club a pris son plus mauvais départ depuis… 82 ans ! Encouragés pendant toute la rencontre, les Rossoneri ont très rapidement quitté la pelouse sous les coups de sifflet du public après la rencontre. Il faut dire que les supporters n’ont pas encore vu leur équipe marquer à domicile cette saison. “C’est interdit de perdre trois fois de suite dans son stade pour un club comme Milan” , a déclaré le capitaine Massimo Ambrosini. La pression sera immense sur les épaules lombardes demain soir…

2. L’entraîneur jouera sa tête

Si les joueurs seront probablement tendus au coup d’envoi du match contre Anderlecht, que dire de Massimiliano Allegri ? Selon une partie de la presse sportive italienne, l’entraîneur milanais jouera sa tête demain soir face au Sporting. “Il n’y a pas que les résultats qui manquent” , nous explique un journaliste de la Gazzetta dello Sport. “On peut lui reprocher ses choix tactiques, sa frilosité et une gestion du groupe assez désastreuse.” Samedi contre l’Atalanta, les changements d’Allegri (Nocerino, Bojan et Constant) n’ont rien apporté.

3. Un manque de talent

Si on peut faire des reproches à l’entraîneur, on ne peut pas lui attribuer toute la responsabilité du début de saison raté à Milan. Le constat est dur mais réaliste : les Rossoneri manquent tout simplement de talent. Les départs d’Ibrahimovic, de Thiago Silva, de Nesta, de Seedorf et d’Inzaghi n’ont pas été compensés et ont rendu l’équipe banale. Preuve irréfutable : il n’y a jamais eu aussi peu d’abonnés à San Siro depuis que Silvio Berlusconi a racheté le club en 1986. Samedi, toute la créativité reposait sur les épaules de Boateng. Après deux semaines d’arrêt suite à une opération de la main, le puissant Ghanéen n’a jamais réussi à faire la différence. Sans bon ballon amené dans le grand rectangle, l’excellent attaquant Pazzini devient aussi dangereux qu’un couteau en plastique.

4. De nombreux blessés

Si la blessure du capitaine Ambrosini (sorti en boitant en début de seconde période samedi) ne devrait pas le priver du match contre Anderlecht, cela n’empêche pas l’infirmerie lombarde d’afficher complet. Le duel de demain soir arrivera encore trop tôt pour le meneur de jeu Montolivo et pour les Brésiliens Robinho et Pato. Allegri devrait tout de même pouvoir relancer le défenseur central Yepes (voire Mexès) à la place d’Acerbi, très faible samedi contre l’Atalanta.



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