Football En 2015 Jorge Sampaoli, alors sélectionneur du Chili, sortait cette phrase prémonitoire: "Si nous continuons comme ça et ne faisons pas de profonds changements, il sera difficile d’aller au Mondial en Russie."

Le Chili, vainqueur des Copa América 2015 et 2016, ne sera pas à la Coupe du monde 2018 en Russie et cela n'a rien d'étonnant pour son ex-sélectionneur. Dans une interview accordée au journal Las Ultimas Noticias, Jorge Sampaoli souligne le manque d'implication et de professionnalisme d'un grand nombre de joueurs de la Roja

Arturo Vidal, le milieu de terrain du Bayern Munich en prend particulièrement pour son grade. "Il aime boire et ne se contrôle pas. Quand nous étions dans un avion pour revenir de Lima, il m’a demandé s’il pouvait ouvrir une bière qu’il avait achetée à l’aéroport. Je lui ai répondu non parce que des dirigeants étaient présents. Il avait aussi réussi à avoir une bouteille de whisky grâce à l’aide d’un chauffeur que j’ai dû limoger alors que je savais que le coupable était Vidal."

Eduardo Vargas n'échappe pas non plus aux critiques. "A chaque fois que je le vois arriver au Chili, il est pire qu’avant", n'hésite pas à affirmer l'actuel sélectionneur de l'Argentine. Même son de cloche pour Mauricio Pinilla. "Quand je le convoquais, il ne pensait qu’à faire la fête."

En ce qui concerne Alexis Sanchez, Jorge Sampaoli n'a rien à lui reprocher vis-à-vis de son professionnalisme mais pointe du doigt sa solitude au sein du groupe. "Il se réveille avec son casque sur les oreilles. Il ne s’assoit que pour déjeuner, sans parler à personne."

Les excès des joueurs ont longtemps été masqués par les bons résultats mais sont aujourd'hui mis en exergue et considérés comme la principale raison de l'échec chilien en qualifications.