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Celui qui est aussi désormais président du Stade Brainois estime que pour que "l’UEFA retienne des Belges, il faut être 100 % pro

Faisant partie des meilleurs arbitres en Belgique, Sébastien Delferière doit pourtant regarder la Coupe du monde depuis la Belgique.

Une situation qu’il relativise mais qu’il aimerait voir évoluer à l’avenir, comme il nous l'a confié lorsque nous l'avons rencontré au Stade Brainois, club dont il est désormais le nouveau président.

"Évidemment, comme pour les joueurs, je rêve de la Coupe du Monde. Mais ce n’est pas une finalité. Au départ, mon premier, et seul, objectif était d’arriver en P1 pour pouvoir évoluer avec des assistants et de vivre l’après-match avec eux. Maintenant, je continue à suivre les consignes que je me suis toujours fixées : continuer à progresser. Évidemment, durant la Coupe du monde, je ne peux m’empêcher d’analyser les prestations des arbitres en Russie."

Pour arriver où il en est, Sébastien a pu compter sur le paternel, David Delferière. "Au début, on enregistrait ses matches et on les analysait. Les conseils que je lui donnais à l’époque sont désormais devenus des questions", explique son papa. "D’ailleurs, je trouve qu’il manque de formateurs pour les arbitres à côté des controleurs."

Pour arriver un jour à faire partie du gratin européen, la solution vient peut-être de la fédé. "Il y a déjà eu deux gros efforts: des arbitres semi-pros et le VAR. Pour que l’UEFA retienne des Belges, il faut être 100 % pro. Ce sera pour la génération suivante vu les efforts récents. Concernant le VAR, toute évolution est positive mais on nous l’a imposé en dernière minute sans véritable formation. C’est cette saison qu’on verra vraiment ce qu’il en est."