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"On dirait qu'on est au funérarium", a ironisé jeudi le capitaine espagnol Sergio Ramos pour dédramatiser le retentissant limogeage du sélectionneur Julen Lopetegui, assurant que le vestiaire ne présentait aucune "fissure" avant d'entrer en lice vendredi face au Portugal au Mondial 2018.

"J'aimerais achever cette conférence de presse sur un sourire parce qu'on dirait qu'on est au funérarium, alors que demain (vendredi) on commence une Coupe du monde!", a lancé le défenseur du Real Madrid aux côtés de Fernando Hierro, ex-directeur sportif nommé mercredi sélectionneur au pied levé.

"Il n'y a aucune fissure (dans le vestiaire). Il y a les goûts et les couleurs, nous pensons tous différemment mais l'idée collective reste la même: aller chercher ce Mondial", a souligné Ramos au stade olympique de Sotchi.

Choisi mardi pour devenir l'entraîneur du Real Madrid, contre toute attente, Lopetegui a été limogé mercredi de son poste de sélectionneur, qu'il occupait depuis 2016, le président de la Fédération ayant estimé que le Basque n'avait pas agi correctement vis-à-vis de son employeur et du vestiaire espagnol.

"A titre personnel, c'était un moment très délicat", a reconnu Ramos, qui est également capitaine du Real Madrid.

"Mais il faut laisser les questions personnelles de côté et je peux vous assurer que les problèmes sont une opportunité de grandir. Cela va nous rendre plus forts et nous permettre de nous rendre compte combien un Mondial est difficile. Il faut savourer ce moment parce que plus tard, ce sera trop tard", a-t-il conclu.

Ebranlée par cette révolution de palais, l'Espagne débute son Mondial -2018 à tâtons face au Portugal du colosse Cristiano Ronaldo vendredi à Sotchi (20h00). Soit le premier grand choc du tournoi et un premier match aux airs d'immense défi pour le nouveau sélectionneur Fernando Hierro.