Football

Simon a seulement enfilé ses premiers gants à l’âge de 15 ans !

SAINT-TROND Même s’il chaussa ses premiers crampons à Brustem, la petite commune dans la banlieue trudonnaire où il réside toujours et connue pour son aéroport militaire, Simon Mignolet est un… véritable Trudonnaire. “Je suis né à Saint-Trond et, dès mon plus jeune âge, mon père m’emmenait supporter le STVV ! Aujourd’hui, je considère comme un honneur chaque semaine d’enfiler le maillot de l’équipe première. Le Stayen est ma deuxième maison et je connais pratiquement chaque supporter. Dans les bonnes périodes, cela facilite les choses. Par contre, quand cela va mal, on a la nette impression de décevoir les nombreuses personnes qu’on croise au quotidien; c’est le revers de la médaille.”

Tout comme lui, son père fut gardien de but. “Et mon frère joue également. Je n’ai pas immédiatement imité le paternel puisque j’ai débuté comme joueur de champ, comme mon frère. Ne disposant pas de toutes les qualités nécessaires pour réussir à Saint-Trond, j’ai été prêté à l’âge de quinze ans à un petit club voisin (NdlR : le Sporting Alost). Là-bas, du jour au lendemain, j’ai décidé de prendre place entre les perches et mon club d’origine m’a rappelé. Il faut dire que, depuis très jeune, j’ai toujours été le plus grand dans toutes les catégories d’âge. Je possédais la stature idéale pour devenir gardien de but.”

Le portier vedette du premier tour n’a jamais vraiment eu d’idole. “Comme tous les jeunes amateurs, je suivais les matches à la télévision et j’appréciais le style de Michel Preud’homme et de Peter Schmeichel. Mais je ne veux copier personne; je veux faire mon chemin moi-même, bâtir ma carrière selon mes principes, avec mes qualités. Certains de mes prédécesseurs, tels Schollen et Castro, ont réalisé un beau parcours; mon objectif n’est pas nécessairement de les imiter !”



© La Dernière Heure 2009