Steven Defour, le petit Prince de Genk

Benoît Delhauteur Publié le - Mis à jour le

Football À seulement 17 ans, il est devenu le maître à jouer des Limbourgeois. Le Malinois est promis à un grand avenir

GENK L'histoire de Steven Defour est un véritable conte de fées... mais vécu à cent à l'heure. En quelques mois, le meneur de jeu de 17 ans est passé du statut d'un jeune comme un autre à celui de valeur sûre à Genk, dont il est aujour- d'hui le maître à jouer.

Le premier tournant dans la carrière de Defour intervint lorsqu'il quitta le KaVé malinois, en faillite. Les propositions arrivèrent en masse de l'étranger (Arsenal, Lens, PSV) mais le jeune talent a opté pour la sagesse en rejoignant Genk. «De nombreux anciens coéquipiers ont fait le choix de partir à l'étranger et c'est une grande erreur à mes yeux, confie Defour. À cet âge-là, on a besoin de rester près de sa famille pour se sentir bien dans sa peau. Pour faciliter mon passage dans le Limbourg, j'ai d'abord séjourné dans un internat à Louvain, pas loin de chez moi, avant de rejoindre une famille d'accueil. Je dors chez Geert Deferm, ancien joueur de Malines. Il me raconte souvent ses souvenirs de Coupe d'Europe...»

Petit à petit, Steven mit le nez à la fenêtre en équipe première. Il y fit ses débuts le 30 octobre 2004, en montant 12 minutes au jeu face à Saint-Trond: «C'est l'un des trois souvenirs qui m'ont vraiment marqué et qui resteront longtemps dans ma mémoire. Les deux autres, ce sont ma première titularisation, contre le Germinal Beerschot (NdlR: le 2 octobre dernier), et mon premier but, contre Roulers, le 5 novembre. J'ai à chaque fois éprouvé un sentiment fantastique...»

«Un rêve éveillé...»

Celui qu'on surnomme désormais le petit Prince de Genk a vécu un premier tour extraordinaire, surprenant tous les observateurs. Au point que le président Jos Vaessen déclare qu'il est devenu un exemple à suivre pour tout le reste du groupe! «En début de saison, je n'aurais jamais pensé devenir titulaire. J'espérais au mieux m'asseoir régulièrement sur le banc et monter au jeu de temps à autre. Et aujourd'hui, je joue toutes les rencontres! Parfois, j'ai l'impression de vivre un rêve éveillé mais heureusement, il s'agit bien de la réalité. Tout est allé si vite... Maintenant, je dois confirmer et suivre la voie de joueurs comme Kompany ou Daerden, qui ont percé très jeunes et qui ont su rester constants par la suite. J'ai un excellent guide pour m'aider à y parvenir: Kevin Vandenbergh. Il est comme un grand frère pour moi et sa présence est très importante pour mon développement à Genk.»

«Je ne me vois pas jouer dans un autre club belge»

La célébrité et l'engouement médiatique ne sont pas forcément des phénomènes faciles à gérer pour un jeune garçon de 17 ans. Steven s'y accommode pourtant très bien: «Les sollicitations des médias font partie intégrante du football actuel: pour devenir pro , il faut être disponible pour les journalistes et je me prête volontiers au jeu. Les supporters? Certains viennent m'accoster en rue mais ça ne me dérange jamais: c'est un plaisir de pouvoir discuter avec des vrais supporters et d'avoir des contacts réguliers avec eux.»

Les semaines du jeune meneur de jeu sont nettement plus chargées que celles de ses coéquipiers: Steven est encore à l'école, en rhéto: «Ce n'est pas toujours facile mais j'arrive à gérer ça correctement. Le club a un accord avec l'école, ce qui me permet de suivre tous les entraînements du noyau A. Je rate quelques cours mais je me rattrape en soirée. Car quand le foot est fini, il faut encore prendre du temps pour étudier et se reposer!»

Defour a signé le mois dernier un contrat pro de trois ans au Racing. Malgré les sirènes persistantes des clubs étrangers, le prodige ne comp- te pas changer d'air tout de suite: «Je suis très heureux à Genk et je veux y rester pendant encore au moins deux ou trois ans. Une fois que j'aurai atteint mon plafond ici, et seulement à ce moment-là, il sera temps de partir. Ce sera pour l'étranger: j'ai trop de respect pour Genk et je ne me vois pas jouer dans un autre club belge! J'aime beaucoup le championnat anglais mais je préfère encore l'Espagne. Je suis d'ailleurs un grand supporter du Real...»

Steven Defour, qu'on compare déjà à Van Moer, est promis à un grand avenir. Et il est bien conscient que pour réaliser son rêve, il ne doit surtout pas se brûler les ailes...

© Les Sports 2006

Benoît Delhauteur

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