Football Certains ont rejoint l’enclave russe en voiture, en train ou même… à vélo.

Depuis le tirage au sort du 1er décembre 2017, tous les supporters belges et anglais ont coché cette date du 28 juin. D’autant plus que les dieux du foot ont décidé que ce match se disputerait à Kaliningrad, ville hôte la plus proche de Bruxelles et de Londres.

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Cette proximité a permis aux supporters des deux pays de laisser libre cours à leur imagination. À ce petit jeu, la palme revient à Darren Clarke et Martin Atkinson, deux Anglais que nous avons croisés devant le stade, ce mercredi. Ce qui a attiré notre attention ? Le fait qu’ils étaient sur des vélos de route, avec un équipement sponsorisé par la Ligue anglaise. "Oui, nous sommes venus à vélo d’Angleterre. Cela fait 2.500 kilomètres et nous avons mis 17 jours pour les accomplir", nous ont-ils expliqué face à notre curiosité.

Notre première question ne se faisait pas attendre : pourquoi avoir choisi ce moyen de transport ? "Il y a deux ans, nous discutions d’un challenge que nous devions nous fixer. L’idée nous est ainsi venue de lier ce défi à la Coupe du Monde en Russie, puis de le faire pour des enfants malades, principalement atteints du cancer."

Heureusement pour eux, les deux acolytes ont bénéficié d’une météo plutôt clémente durant ces 17 jours. "Le plus dur ? C’était de reprendre le vélo tous les matins, pour de longs kilomètres, malgré les bobos qu’on peut avoir après autant de route."

Des Carolos en voiture

Moins sportifs mais tout aussi motivés, Alexandre Delescaut et Ludwig Dagnelie ont privilégié la voiture : "1.300 kilomètres entre Charleroi et Gdansk, soit quinze heures de trajet, avant de prendre la route ce jeudi matin pour le stade et les 160 derniers kilomètres… qui devraient prendre une demi-journée, si l’on en croit les mises en garde du ministère des Affaires étrangères. Le passage de la frontière s’annonce compliqué", nous expliquent ces deux Carolos.

"En tout cas, il y a autant de travaux sur les autoroutes allemandes et polonaises que dans leurs sélections nationales", plaisantent-ils après avoir perdu beaucoup de temps dans les bouchons.

Des Bruxellois en train

Déjà présents à Sotchi et Moscou, des supporters du RWDM ont pour leur part tenté l’expérience du train couchette. Et Olivier Lebbe ne regrette pas ce choix : "Bon, cela nous a pris 21 heures, mais c’était gratuit et efficace. On a même pu dormir… même si nous étions réveillés pour les contrôles aux frontières biélorusse et lituanienne. Mais ce dont on se souviendra, c’est de l’ambiance avec les supporters espagnols et marocains, à la fois dans le train et au stade, le jour d’Espagne-Maroc (NdlR: lundi) ."

En tout, il y avait près de mille personnes dans ce train affrété par la FIFA.