Football

Walter Baseggio nous livre ses plus grands souvenirs, ses adversaires les plus coriaces et ses états d'âme sur son actualité

Tribune VIP: votre nouveau rendez-vous foot


BRUXELLES Walter, en visite dans nos locaux, se livrent à une séance de questions - réponses sans retenue

Quand tu étais jeune, qui était ton idole?
Walter Baseggio: Etant supporer de Naples, j'ai toujours été un fan de Maradona. C'était le plus grand!Ensuite, quand il a arrêté, c'est Gianfranco Zola qui a pris la relève dans mon coeur. Je dois aussi vous dire que j'étais évidemment supporter d'Anderlecht!

Qui est ton entraîneur préféré? Et le pire?
Walter Baseggio:J'ai toujours aimé Boskamp, il m'a lancé alors que je n'avais que 17 ans et m'a toujours soutenu même dans les moments difficiles. Il a aussi fait un très bon boulot ches les Mauves. Je l'en remercie encore. En général, j'ai toujours connu de très bons entraîneurs au Sporting. Le pire entraîneur, ou du moins celui que j'ai le moins apprécié, c'est Vercauteren! J'ai passé des moments très difficiles avec lui. C'est une année que je dois oublier au plus vite, maintenant, la vie continue et je ne dois plus me tracasser avec cela...

Quel est le meilleur joueur que tu aies affronté?
Walter Baseggio: J'ai affronté des joueurs extraordinaires dans le championnat italien. J'ai joué contre Vieira quand il était à la Juve, c'était magnifique mais la meilleure paire que j'ai rencontré, c'était la paire Keane, Scholes de Manchester United lors de notre premier match de Champions League, c'était vraiment très impressionnant.

Quelle est la meilleure équipe que tu aies rencontrée?
Walter Baseggio: Sincèrement, et en plus j'ai pas perdu ce match-là avec Trévise, c'était la première demi-heure contre la Juventus de Turin en 2006. C'était la folie, cela arrivait de partout! Cela venait des backs, des milieux de terrain et avec Trezeguet et Ibrahimovic devant! Je n'ai jamais connu une pression pareille et ce qui est incroyable, c'est qu'ils n'ont pas marqué!

Qui est le meilleur coéquipier avec qui tu aies joué?
Walter Baseggio: J'en ai plusieurs. Zetterberg, Scifo et ensuite Stoïca. C'était une période magnifique à Anderlecht. Le club disposait d'un milieu de terrain incroyable pendant 3,4 saisons. J'ai encore régulièrement des nouvelles d'Alin. C'est dommage pour le football belge, et sutout pour lui car c'était un talent incroyable... Mais je dois bien avouer qu'il est un peu responsable de ce qui lui arrive.

Es-tu heureux à Mouscron?
Walter Baseggio: Je suis très heureux à Mouscron sinon je n'aurais pas signé là! C'est un club familial, les gens m'aiment bien et c'est très important pour ma confiance.

Tu as tout de même eu des contacts avec Mons, Charleroi et le Standard!
Walter Baseggio: Charleroi, cela s'est limité à de simples contacts. Mons, tout le monde pensait qu'il y avait quelques chose mais ce n'est pas vrai et enfin l'épisode Standard. Le Sporting n'a pas voulu me laisser partir chez un concurrent direct. J'ai compris le raisonnement des Mauves et puis Mouscron est venu à la charge. Le club était en difficulté et luttait pour le maintien mais avait tout de même des ambitions.
Je dois aussi avouer que sans Enzo, je ne sais pas si j'aurais signé. Peut-être mais pas sûr. Sans aucun doute, c'est ce qui a fait pencher la balance en faveur des Hurlus. J'ai une relation spéciale avec lui, j'ai joué avec. Je suis quand même considéré comme les autres joueurs. S'il doit m'engueuler, il le fait!

Enzo, peut-il devenir un grand entraîneur?
Walter Baseggio: Bien sûr! Il a toutes les capacités pour le devenir. Il connaît le football et a connu une très grande carrière. Il faut des années pour devenir un grand entraîneur et sortir du lot. Il a connu des moments difficiles mais aujourd'hui il apporte sa touche sur le jeu mouscronnois. C'est le travail de tous mais comme dit si bien Enzo, les joueurs font ce qu'il demande et cela fonctionne. Mais nous savons pertinemment bien que si on perd deux matches, on va dire que c'est un mauvais entraîneur.

Le club a des ambitions et un centre de formation magnifique. Peu de clubs disposent d' infrastructures pareilles. L'Excel construit petit à petit un bon club et possède les moyens de réaliser ses objectifs. Sain financièrement et sportivement. Au début, je considérais mon arrivée à Mouscron comme une transition pour relancer ma carrière maintenant l'avenir nous dira si je reste ou pas. J'ai un contrat à l'Excel, je suis bien et si une offre est satisfaisante pour la direction et pour moi-même, on discutera.

Est-ce que tu mérites une place chez les Diables Rouges?
Walter Baseggio: Ce sera la même sélection car les Diables ont réalisé deux belles performances. Je ne me préoccupe pas de cela pour l'instant. Le sélectionneur a peut-être besoin de joueurs avec un profil différent du mien mais si on me téléphone pour jouer, j'accepte. Que Vercauteren soit adjoint n'est pas important pour moi. Je n'y fais pas attention...

Le niveau du football belge est tout de même inquiétant...
Walter Baseggio: C'est très inquiétant. Quand je compare avec ma période avec Anderlecht, on se qualifiait toujours. Aujourd'hui, c'est catastrophique. Un club belge peine à présent à passer le premier tour... On n'y croit pas. Les autres pays s'améliorent et pas nous! Il faut arrêter d'acheter des joueurs que les clubs n'ont pas besoin. Il faut réussir à garder les jeunes mais les clubs n'y arrivent pas... Le fait qu'Anderlecht et le Standard ne soient pas en Champions League sera très préjudiciable pour l'avenir des jeunes.

Est-ce qu'on assiste pas à une passation de pouvoir qui se fait doucement entre Anderlecht et le Standard?
Walter Baseggio: Anderlecht a dominé la compétition pendant des années et en effet il doit arriver un moment où un club devient plus fort. Il y a des cycles... c'est le football. Anderlecht ne va tout de même pas se laisser faire, c'est tout de même un grand club belge!


© La Dernière Heure 2008