Football

La presse étrangère se penche longement sur la performance des Diables rouges, ce matin. Hier, la Belgique a remonté un déficit de deux buts avant de s'imposer 3-2 face à un bon Japon, dans un match épique. Partout, on souligne le scénario passionnant de cette rencontre et la capacité de réaction du groupe belge... sauf en Italie, où on pointe plutôt les lacunes affichées pendant plus d'une heure.

" Cela restera comme un classique de la Coupe du monde", commence le Guardian. " Une rencontre sauvage et chaotique dont nous parlerons dans les années à venir, en particulier ces dernières secondes dramatiques, quand la Belgique est passée d'un côté à l'autre du terrain en un clin d'oeil pour marquer le goal qui a parachevé un retour remarquable et a brisé les coeurs japonais." Le site du quotidien anglais souligne la situation délicate dans laquelle étaient embarqués les Diables rouges, et la belle réaction d'une équipe dos au mur: " Avec deux buts de retard à 21 minutes de la fin du match, il semblait qu'ils allaient connaître le même sort que l'Allemagne, le Portugal, l'Espagne et l'Argentine. A la place, la Belgique a écrit un bout d'histoire, devenant la première équipe à remonter un déficit de deux goals et s'imposer dans un match à élimination de la Coupe du Monde depuis 1970".

Le Times s'émerveille aussi de la prestation des Diables face au Japon: "Maintenant, les supporters savent que cette génération dorée vaut plus que l'apparente attraction de ses talents offensifs, qu'il y a aussi un caractère d'acier." Le Daily Mail parle, lui, d'une "remontée incroyable", tandis que le Telegraph qualifie le match de "thriller" dans lequel est revenu de l'enfer pour empocher la victoire face à un "Japon de grande classe".

En Allemagne, le Bild parle du "mega-comeback" de la Belgique, alors que les Portugais de A Bola qualifie la rencontre de "match fou", dans lequel "le Japon avait tout en main mais a laissé le rêve s'échapper."


"La Belgique montre à l'Espagne comment exécuter un plan B"

En Espagne, Marca pointe la capacité d'adaptation des Diables sur le plan tactique et la qualité des choix faits par Roberto martinez au moment critique. En profitant de l'occasion pour tacler sa propre équipe nationale. "La Belgique montre à l'Espagne comment exécuter un plan B", titre le quotidien ibérique. "Souvent pointé pour son incapacité à avoir un plan B, Martinez a montré qu'il avait progressé dans sa flexibilité tactique en faisant deux changements qui ont changé le cours du match", reconnait le média espagnol.

En France, Le Monde va dans le même sens à propos des choix du sélectionneur: "On vous le ressort, le cliché du coaching gagnant ? Allez, on vous le ressort. 65e minute : la Belgique, grande favorite contre la sélection japonaise, est menée 0 à 2 à la surprise générale. C’est le moment que choisit Roberto Martinez, le coach espagnol des Diables rouges, pour remplacer Dries Mertens et Yannick Carrasco par Marouane Fellaini et Nacer Chadli. Trente minutes plus tard, ses protégés arrachent la qualification 3 à 2, grâce notamment à… un but chacun de Fellaini et Chadli." Pour le quotidien français, le groupe des Diables a évolué, et en bien. "Souvent fustigée pour son manque de mental, elle (l'équipe belge, ndlr) a cette fois su réagir avec engagement et intelligence à un scénario très mal embarqué, en jouant sur la polyvalence, la complémentarité et la détermination de ses joueurs."

L'Équipe, elle, va jusqu'à évoquer une "Belgique miraculée". "Menée 2-0 par le Japon à la surprise générale, la Belgique a effectué un superbe retour pour arracher son billet pour les quarts de finale de la Coupe du monde (3-2), dans un match assez fou ce lundi à Rostov-sur-le-Don.", peut-on lire sur son site. "Après avoir fait preuve d'une grande naïveté, les Belges se sont remobilisés pour arracher un succès avant même la prolongation (3-2), à l'issue d'une énorme seconde période", analyse encore le spécialiste français du sport.

Seule la presse italienne exprime plus de retenue sur la performance de notre équipe nationale. "Une remontée folle", titre le célèbre quand même le quotidien italien Gazetta dello Sport sur son site web. Avant de garde les Diables rouges: "Les talentueux belges sont tombés par manque d'esprit de compétition à l'Euro 2016, ils n'ont apparement pas appris la leçon. présomptueux et trop doux, peut-être déjà tournés vers le quart de finale contre le Brésil, ils ont risqué la pire des déceptions contre de fiers japonais."