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Herman Van Holsbeeck a défendu la décision de René Weiler sur le plateau de la Tribune. Best-of.

La succession : “J’ai reçu beaucoup de CV. C’est toujours comme ça quand un club se sépare de son coach. Nicolas Frutos sait que son poste est ad-interim pour une, deux, trois semaines ou plus. On verra bien. Pour la décision, on verra avec le président. On va prendre quelques jours de recul pour analyser les candidatures. En Belgique ? Les candidats sont pris.”

La démission de Weiler : “Après le 0-1 du match de Courtrai, les supporters ont réclamé sa démission. Il est venu me trouver et m’a dit qu’il ne savait pas gagner ce combat. On a tenté de le convaincre. Même une victoire n’aurait pas suffi. Le président s’est énervé sur cette phase car il ne comprenait pas la décision de certains supporters. Je n’ai jamais vu un entraîneur sifflé quand on marque.”

Le cas Kums : “René Weiler venait boire un café dans mon bureau pour discuter de ses décisions. Sur 100, il en prenait 90 bonnes. Quand on était dans ces 10 %, on a tenté de l’aider. Pour Kums, je pense que Weiler a toujours gardé l’espoir de faire changer un joueur. La preuve, il a repris certains joueurs qui sont revenus au niveau.”

L’attitude de Weiler : “Tous les entraîneurs d’Anderlecht deviennent cyniques à la fin. À force d’être critiqués chaque jour sur chaque décision, ça fait mal. Il faut une peau d’éléphant pour résister à la pression. Chaque décision est passée à la loupe.”

Le manque de fond de jeu : “Ce n’est pas la possession qui fait gagner. Weiler jouait de manière moderne. C’était sa philosophie, on a décidé de le suivre.”

Un plan pour redorer l'image de Weiler : La direction mauve, malgré le mauvais début de championnat (9e avec 9 points sur 21), n'avait donc aucune intention de se séparer de René Weiler. "Non, on était même en train de travailler à la mise en oeuvre d'un plan pour améliorer son image dans les médias et auprès des supporters. Mais il n'en pouvait plus. Il a dit que le combat était perdu d'avance et qu'il ne le gagnerait donc jamais. Il s'attendait à voir un jour les supporters envahir carrément le terrain et ne voulait surtout pas vivre cela. A ce propos je reconnais que les supporters ont des droits, mais un entraîneur qui leur a offert le titre après deux années de vaches maigres, ainsi qu'un quart de finale européen et cette saison la super-coupe, avait lui le droit au respect. Même s'ils étaient déçus des résultats, comme d'ailleurs René Weiler..."