Football

Les questions autour du salaire d’Axel Witsel finissent doucement par lasser

SAINT-PÉTERSBOURG C’est devenu un cliché que l’on ressort lorsqu’on ne sait trop quoi penser. Étonnés par le transfert in extremis de Witsel au Zenit, certains n’auront vu sous son départ qu’un aspect financier.

Sans doute mieux placé que son fils pour en parler, Thierry Witsel préfère poliment expliquer que le raccourci est un peu vite pris : “Disons que pour faire simple, on serait parti à Anzhi si l’on n’avait pensé qu’à l’argent. Axel aurait gagné bien plus là-bas mais ce n’était pas cela qu’il voulait.”

Restait à calmer les rumeurs et à expliquer les trois millions de salaire annuel que certaines sources continuent de citer avec insistance : “Je vais vous dire comme mon père que le choix du Zenit est d’abord sportif et j’attends qu’on puisse me démontrer le contraire. Maintenant, lorsque l’on quitte Benfica pour un plus grand club, c’est normal de faire aussi un pas financièrement.”

Et tant pis si le montant du transfert fait parfois jaser, y compris dans l’entourage de Thierry Witsel : “Je ne vois pas pourquoi en tant que papa, je ne pourrais pas être fier qu’une équipe du top soit prête à dépenser 40 millions d’euros pour mon fils. Et je peux vous dire que Benfica a tout fait pour le garder. On a réglé cela entre gentlemen et cela s’est bien passé, mais cela m’énerve un peu d’entendre toujours parler d’argent.” Après deux bons matches, l’affaire pourrait pourtant être oubliée.



© La Dernière Heure 2012