Hockey Les Nivellois ont l’ambition de construire deux nouveaux terrains.

Le Pingouin véhicule cette image de sympathique club du Brabant wallon qui navigue entre la division Honneur et la division 1. Depuis le 28 septembre, un scientifique s’est lancé dans la résolution d’une équation complexe. Comment faire entrer le Pingouin dans la modernité sans travestir l’esprit convivial du matricule ? "Je ne pense pas que l’un empêche l’autre", souligne d’emblée le président nivellois, Luc Onana.

Camerounais d’origine, ce chercheur a transité par les USA et la Suède. Parachuté dans le milieu du stick via ses enfants Nelson et Justine, il était profane en hockey lorsqu’il est arrivé en Belgique en 2004.

Ce globe-trotter scientifique n’était pas prédestiné à devenir président du Pingouin. Il a d’abord assumé la fonction de papa de deux membres avant de devenir un sponsor. "Des amis du club aimaient mes idées. En mars, mon nom a commencé à circuler. En juin, j’étais élu."

Un mot revient toujours dans son discours : moderniser. Il se décline sur plusieurs axes : les infrastructures, le sponsoring et l’école des jeunes. Somme toute, ces idées n’ont rien de révolutionnaire.


Les infrastructures

"Elles doivent être adaptées aux besoins. Nous avons deux beaux terrains. C’est insuffisant. Un terrain peut accueillir 400 membres. Nous avons passé les 1.050 inscrits." Il est urgent de sortir de terre un troisième terrain. "Des discussions sont en cours avec la Ville. Où pourrait-il être construit ? Je ne peux encore rien dire pour ne pas froisser les susceptibilités. Notre club a besoin de 3 ou 4 terrains. Notre club-house sera reconstruit vers août 2018."


La formation

Luc Onana milite pour voir des membres du club assumer leurs responsabilités en se formant pour faire grandir l’école des jeunes qui doit être plus performante. "Les gens accomplissent un super boulot, mais n’ont pas les moyens financiers."


Le sponsoring

Justement, les finances le préoccupent. Ses actions seront limitées tant que le budget du club ne sera pas gonflé. "Je n’ai pas encore toutes les cartes en main. À Nivelles, nous avons beaucoup d’acteurs économiques qui pourraient investir dans le projet. Nous n’avons pas un main sponsor comme les autres clubs. Nous devons trouver une grosse banque. Nos sponsors seront dynamiques car ils seront tous issus de Nivelles. Il faut augmenter le budget de 50 % et soigner les dépenses."