Jeu de balle Après une course-poursuite jusqu’à 10-10, les Canaris se sont effondrés.

La lourde chaleur qui a prévalu ce dimanche a fortement orienté les débats car l’on n’a pas vécu une grande lutte sur le plan qualitatif. Compte tenu de leur victoire au GP Maistriau cinq jours plus tôt, on pouvait s’attendre à voir les Leuzois prendre les Alostois à la gorge dès le coup de sifflet initial. Et si Metayer déflora la marque, Kerksken s’envola avec beaucoup de facilité à 1-3, Brassart démontrant déjà ses aptitudes à la frappe et Nantel alternant aussi le très bon et le moins bon. Nantel, précisément, mena 40-15 dans le 5e jeu, mais Becq frappa outre à 40 à 2 pour (re) lancer les Canaris. Un jeu qui illustra un peu ce que l’on allait vivre par la suite. Dans la foulée, Metayer s’imposait une fois encore à Monnier pour égaliser (3-3). Delbecq freina l’envolée des siens (outre de Monnier, de Nantel et de Brassart). Dochier confirma (3-5) et De Vits força Becq à la faute à 40 à 2 pour prendre un second jeu de service à Vandenabeele : 3-6. Après 4-6 par Dumoulin, Monnier mena 40-15 mais ne parvint pas à conclure, ce dont profita Becq, ayant permuté avec Metayer, au grand-milieu, à 30-40 en visitant les perches. Mais Brassart, qui avait pris le grand-milieu dans le jeu précédent, s’appliqua dans le tamis pour s’adjuger un jeu blanc qui scellait enfin la première armure : 5-7.

À la reprise, Nantel qui se signalait avec brio dans les coups importants força le 7e quinze d’un rechas outre. Sur la chasse à mi-trapèze, Dochier se régala en pointant dans les pieds de Delbecq (5-8).

Dumoulin s’illustrait dans le 40 à 2 suivant, sa visite entre les perches étant suivie d’un bon passage dans le tamis pour inscrire 7-8 et tout relancer.

Cependant, Kerksken parvenait toujours à garder son adversaire à bonne distance : rechas hors cadre de Becq encore à 40-40. Dans la foulée, Brassart perdait, pour la première fois, sa mise sur un rechas au large de Nantel après avoir mené 40-15 ! Et si Dochier fit facilement (jeu blanc) 8-10, Vandenabeele gagnait son second duel face à De Vits et Dumoulin se jouait encore de Nantel pour l’égalisation tant attendue au point de relâcher la pression : les trois baraques de Metayer suivies des deux de Delbecq furent impitoyables pour les Leuzois. D’autant que la lutte se termina en eau de boudin sur un énième quinze concédé par Delbecq à 40 à 2.

Thieulain : Vandenabeele et Delbecq; Metayer, Dumoulin et Becq.

Kerksken : Monnier et D. De Vits; Brassart, Dochier et Nantel.

Arbitre : M. Coppine.

Balles outres. - Au rechas : Becq 8; Brassart et Nantel 6; Dumoulin, Metayer et Monnier 3; Delbecq, De Vits et Dochier 1.

Au contre-rechas : De Vits et Vandenabeele 1. Livrées mauvaises : Dochier et Metayer 5; Becq et Delbecq 3; Dumoulin 2; Brassart, Monnier et Vandenabeele 1. Tamis : Becq 1.

Jeux de 40 à 2 : 4-4.

Jeux blancs : 1-4.

Quinze : 57-71.

Tours de livrées : Metayer - Monnier 3-2; Delbecq - Brassart 1-4; Becq - Dochier 0-5; Vandenabeele - De Vits 2-2; Dumoulin - Nantel 4-0.

Maubeuge descendant !

Si l’on devait arrêter le championnat aujourd’hui, Maubeuge descendrait dans l’antichambre de l’élite en compagnie de Biévène. Nous n’en sommes pas encore là, mais quand on voit qu’Oeudeghien parvient aujourd’hui à battre une équipe du calibre de Galmaarden, il y a de quoi de poser de sérieuses questions à la Paume. Après avoir pris le meilleur sur Oeudeghien la veille, Acoz a confirmé son renouveau à Mont-Gauthier, consolidant sa 8e place. La bataille pour les playoffs s’annonce intéressante avec Sirault, Ogy, Mont-Gauthier et Grimminge comme candidats.

Samuel Brassart, le plus régulier

Guillaume Dumoulin pestait sur les multiples erreurs à l’envoi à 10-10

"Je peste car à 10-10, nous n’avions livré que quelques balles hors des limites (NdlR : neuf exactement) mais à ce moment-là, nous commettons cinq erreurs qui nous coûtent une fin de lutte où tout était possible, ruminait Guillaume Dumoulin. Nous nous sommes battus tout seuls. Il nous manque encore quelque chose pour rivaliser avec Kerksken."

Effectivement, nous avons eu l’impression que Kerksken a surtout été spectateur de la lutte dans le sens où les doubles champions se sont contentés de vivre tranquillement la lutte et de profiter des erreurs adverses pour finalement remporter un succès qui, sur le plan mathématique, ne change pas grand-chose au classement, si ce n’est asseoir encore davantage la suprématie des Michiels Boys et de leur octroyer également un avantage psychologique au moment où Leuzois et Alostois se retrouveront en playoffs pour aborder les rendez-vous cruciaux du championnat. "La chaleur a joué un rôle néfaste pour le spectacle, clamait Nicolas Nantel. À 10-10, tout le monde était cuit. On l’a vu chez eux quand Tanguy (Metayer) a livré trois mauvaises. À ce moment-là, on se met dans le tamis et l’on force à cause de la fatigue. D’où un manque de précision. Tant mieux pour nous que cela ait tourné en notre faveur, mais le ciel très bleu a orienté les débats."

Finalement, l’homme le plus régulier de l’après-midi fut Samuel Brassart. Sans lui, que serait-il advenu de Kerksken ? "On joue en groupe et le rôle des uns et des autres est toujours de compenser. Benja (Dochier) m’a demandé pour changer à 4-6. Je n’ai jamais autant joué au grand milieu que ces derniers jours. C’est agréable car mes sensations y sont bonnes."


Sous la Loupe

Thieulain

Vandenabeele 6. Un peu en retrait à l’arrêt, Kevin a perdu ses deux premiers duels contre De Vits, avant de finir en force.

Delbecq 6. Sans doute tracassé par les ennuis de santé de son papa, Donatien n’a guère été heureux à l’arrêt ni à la livrée.

Metayer 6. Ayant occupé tous les postes de frappe, Tanguy a alterné le bon et le moins bon. A gagné trois duels sur cinq face à Monnier, mais ses 3 baraques à 10-10 ont fait mal.

Dumoulin 6. Au grand-milieu puis au pivot, Guillaume est incontestablement l’homme des moments importants. Il sera important en PO. A gagné ses quatre duels contre Nantel.

Becq 6. Le plus spectaculaire à la frappe, Nicolas a perdu ses 5 face-à-face avec Dochier.

Kerksken

Monnier 6. Tof s’est principalement illustré à la frappe et à l’arrêt.

De Vits 6. On l’a connu plus brillant dans le jeu mais a pris deux jeux importants à VDA.

Brassart 7. L’homme du match, brillant à la frappe et à la livrée : 4-1.

Dochier 6. Très discret à la frappe, a pris tous ses jeux. C’est l’essentiel pour Kerksken.

NantelIl 6. a signé quelques grands coups mais a aussi connu beaucoup de déchets. Ne prend aucun jeu à Dumoulin dans le carré de service : 0-4.