Jeu de balle

Au moment d'entamer les luttes retour du premier tour de championnat, Oeudeghien retrouve le sourire au bon moment, en témoigne cette victoire sur le fil (13-12) face à Galmaarden, 5e au classement. 

Les promus hennuyers n'avaient guère eu l'occasion de le faire durant les treize premières journées même si... «Nous avions déjà remarqué une amélioration avec cette victoire à Sirault le 11 juin et celle contre Wieze encore le lundi de la Pentecôte», confirme Eric Bremeels, le petit-milieu.

Qu'est-ce qui a changé? Le phénomène est connu: généralement, les équipes qui galèrent en début de saison connaissent souvent un exode pour la saison suivante et quand tout le monde a trouvé sa nouvelle destination, les choses s'arrangent d'elles-mêmes. «C'est en partie l'explication. Nous jouons avec enfin un esprit d'équipe. En outre, la chance qui nous boudait commence aussi à nous sourire. Mais c'est vrai que la combativité est enfin présente en nos rangs. Comme face à Wieze, nous avons mal commencé contre Galmaarden (NdlR: 2-7 en première période). Puis nous nous sommes dit que nous devions absolument nous faire plaisir et, par corollaire, faire plaisir aux supporters. Le duo Bosse-Devos a baissé son niveau en deuxième période alors que de notre côté, nous avons haussé le nôtre. Et à 12-12, bien sûr, la pièce peut tomber d'un côté comme de l'autre, et ce fut pour nous. Évidemment, comme nos adversaires avaient déjà bataillé 25 jeux contre Ogy, ils ont sans doute payé la somme de leurs efforts sur les deux jours sous une chaleur accablante, mais ne boudons pas notre plaisir après tant de semaines de galère.»

Avec une équipe de Maubeuge qui ne semble pas pouvoir sortir de ses problèmes et une formation de Wieze qui marque également le pas, l'espoir de maintien n'est plus du tout utopique. «C'est incroyable quand même. Qui aurait cru ça au soir de notre défaite à Biévène? Là, nous avions vraiment touché le fond, mais nous prouvons qu'il ne faut jamais désespérer.»

Eric Bremeels a initié le mouvement des transferts dans son équipe en annonçant rapidement qu'il avait signé à Biévène pour 2018. «À l'époque, je ne jouais pas beaucoup et comme mon envie de gagner du temps était grande, j'ai décidé de partir. Et même si, grâce à la blessure de Corentin (Faignart, qui s'est blessé au coude), je joue davantage actuellement, je ne regrette pas mon choix.»

À Biévène, sauf retournement de situation improbable, on jouera en nationale 2 en 2018. Un pas en arrière? «Non, car Biévène m'avait déjà approché la saison dernière, mais comme nous allions être champions, je voulais absolument monter au sein de l'élite avec mon club formateur. J'enrichis mon expérience cette année et cela pourra toujours me servir dans le futur.»

Et à Oeudeghien, veut-on saisir la possibilité de se maintenir en N1? «Les dirigeants sont très clairs à ce sujet: ils veulent y rester même si tous les joueurs s'en vont. Et l'intention de tous les joueurs actuels de maintenir le club est marquée, histoire de partir la tête haute. Le tout maintenant est de confirmer, d'être plus réguliers dans nos prestations, car nous avons souvent, et encore ce week-end, abandonné des jeux que nous avons menés 40-15 ou 40-30. Mais cette victoire contre Galmaarden, un adversaire quand même prestigieux cette saison, est un bon bol d'air, qui nous nous booster. Nous avons les moyens de laisser derrière nous deux clubs. Nous regardons Wieze et Maubeuge, même si la Paume va probablement se redresser d'ici à fin août. Grimminge? Les Flandriens ont tout de même trois points d'avance. Nous verrons bien...»

Les adversaires d'Oeudeghien peuvent commencer à trembler...