Jeu de balle

En ce début de championnat, hormis pour le trio de tête, la logique n'a pas trop droit de cité. Cela permet à des équipes de se retrouver à des positions inattendues, comme la 4e place d'Ogy. Quel contraste avec la saison 2016!

«L'an dernier, le club découvrait l'élite. Et notre entrée en matière fut plutôt laborieuse», témoigne Arnaud Dubart. «Nous avions dû attendre la 10e journée pour engranger notre première victoire. Inutile de repréciser le stress qui était le nôtre à l'époque.»

Plus rien de tout cela aujourd'hui. Renseignés à la quatrième place nantis de quatre victoires en six journées, les Lessinois font partie de ces clubs qualifiés de bonnes surprises. «Dès janvier, nous avons entamé une préparation qui porte ses fruits aujourd'hui. On accorde aussi davantage d'importance à l'esprit de groupe. Nous avons déjà pu mesurer son impact sur les prestations et, par corollaire, sur les résultats.

Avec dix points, les Ogyciens tutoient les ténors. Alors qu'on est à mi-chemin du parcours pour une qualification pour la Grand-Place, des voix s'élèvent déjà pour faire d'Ogy un candidat au 2e sésame francophone pour le rendez-vous bruxellois. «Soyons sérieux: nous sommes conscients qu'à un moment ou un autre, nous allons traverser une période creuse. Jusqu'à présent, nous avons aussi rencontré des adversaires à notre portée. Cela ne va pas se poursuivre indéfiniment. Cependant, profitons au maximum de notre réussite actuelle, en espérant que note période moindre arrivera le plus tard possible; mais nous ne possédons pas les qualités requises pour revendiquer un sésame pour Bruxelles. Notre saison sera vraiment réussie si, d'aventure, nous parvenions à nous hisser dans le Top 8. La deuxième partie de la saison pourrait être vécue sans le stress du résultat.»

Ce week-end, Ogy se rend à Wieze avant de recevoir Thieulain. «Honnêtement, si nous prenons un point contre les «Canaris», ce sera déjà très bien, mais c'est vrai qu'à Wieze, nous viserons la victoire.»

Qui dit victoire, dit joueur en évidence... «Corentin Wattier explose littéralement à l'heure actuelle. Il est bien dans sa tête et prend beaucoup de plaisir. Aurélien Bracke n'est pas mal non plus dans son genre. Ce qui est agréable à constater, c'est cet esprit collectif que nous cultivons au maximum. Quand l'un de nous traverse une mauvaise passe, il y en a toujours un autre pour combler le manque.»

Ces bons résultats braquent évidemment les yeux des recruteurs sur les joueurs. «J'espère effectivement que nos jeunes ne vont pas avoir la tête

qui enflera par les sollicitations. Je sais que certains ont déjà été approchés. Les rumeurs de transferts se multiplient déjà et c'est vraiment anxiogène. Laissez-nous goûter, svp, aux succès le plus longtemps possible.»