Jeu de balle

Un duel entre Kerksken et Baasrode demeure un moment toujours à vivre. Surtout quand on est dans le camp neutre. Il suffit de voir la tension que mettent les supporters de Baasrode pour tenter de déstabiliser les joueurs alostois pour comprendre la rivalité qui existe entre les protagonistes. 

Manquant aussi singulièrement d'intensité jusque-là, la finale fut d'un tout autre acabit. Et comme souvent, on a pu compter sur Samuel Brassart pour animer le Houtmarkt comme il se devait. «Que voulez-vous, on ne se refait plus!» sourit celui qui, logiquement, a reçu le prix du meilleur joueur qui se justifiait sur l'ensemble de la journée, même si les Baasrodiens le sollicitèrent moins que les Wiezois, en demi-finale. «Personnellement, je trouve que lors de cette finale, c'est Benja (Dochier) qui nous a tirés. Quand il joue à un tel niveau, cela nous facilite la tâche. Cela met chacun des joueurs en confiance. Nous avons réussi à faire la course en tête pour conserver la mainmise sur les échanges. Nous sommes évidemment satisfaits de cette victoire, surtout pour nos dirigeants qui sont d'Alost. Je sais que ce rendez-vous leur tient particulièrement à cœur. Nous faisons donc chaque fois tout ce que nous pouvons pour les contenter.»

Contrairement à la Grand-Place de Bruxelles où ils tenteront ce dimanche après midi de remporter une 10e victoire, sur le Houtmarkt alostois, les «Michiels Boys» viennent d'écrire pour la 9e fois leur nom au panthéon du championnat des Flandres, Samuel Brassart, lui, a remporté son 11e trophée alostois!

Dans le clan de Baasrode, la sèche défaite ne traumatisait pas plus que ça. «Franchement, pourquoi devions-nous nourrir des regrets face à une telle équipe?» questionne un Geoffrey Frébutte toujours lucide dans ses analyses. «Ils étaient tout simplement trop forts pour nous aujourd'hui. Il n'y avait pas photo. Même s'il n'y a aucun joueur en particulier à sortir du lot tant ils ont tous été très bons, je mettrais quand même une mention spéciale à Eddy (Charloteaux) qui a très bien livré et a même fait son job à l'arrêt. Je le répète, si nous n'avons pas eu voix au chapitre, c'est tout simplement parce que les joueurs de Kerksken ne nous ont rien donné. Cela ne signifie pas pour autant que ce dimanche, sur la Grand-Place de Bruxelles, le scénario va se répéter.»

Les «Rouges» sont prévenus...


En direct du Houtmarkt

Boeykens . Présent mardi en éliminatoire, Brent brillait par son absence ce samedi dans les rangs de Grimminge. Normal puisque le lendemain de la qualification, il est parti en vacances. Sa présence aurait fait du bien dans le tamis.


David De Vits. Cloué au lit avec 39 de fièvre, le capitaine de Kerksken ne sera pas présent non plus ce dimanche sur la Grand-Place. C'est Samuel Brassart qui, en son absence, portait le... brassard de capitaine. Cette absence fait le bonheur d'Eddy Charloteaux, un sixième homme chez les «Michiels Boys» qui ferait le bonheur de beaucoup de «cinq» de base d'autres formations de l'élite. C'est ça aussi la force de Kerksken: la richesse de son noyau.


People. Thomas Piérard, qui avait déjà accompagné son voisin Steve Lamarche mardi lors de l'engagement de Terjoden, était à nouveau présent ce samedi. Sans doute pour prendre déjà ses marques avec ses futures couleurs de Baasrode. En fin connaisseur, Ervio Manoni, l'un des dirigeants d'Acoz, était aussi dans les travées alostoises. On a aussi aperçu Philip De Wolf, le foncier de Mont-Gauthier qui est chez lui à Alost. Sans oublier Fernand Verleysen, l'ancien joueur de l'Union Saint-Gilloise, qui ne manque jamais de se rendre sur un événement ballant pas loin de sa commune bruxelloise de Forest.


Van den Bulcke . Ayant mis un terme à sa carrière fin 2013, Franck Van den Bulcke reprendra du service avec Baisy-Genappe en 2018. Malgré quatre ans d'inactivité, «Francky» état fort courtisé puisque son nom a circulé à Terjoden et même à Acoz. C'est finalement Hector Tubiermont qui a décroché la timbale.